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16/08/2017 04:17 EDT | Actualisé 16/08/2017 05:27 EDT

Trump blâme de nouveau les deux camps pour la violence de Charlottesville

NEW YORK — Le président américain Donald Trump a de nouveau déclaré, mardi, que «les deux camps» sont responsables de la violence qui a éclaté en fin de semaine en Virginie, quand suprémacistes blancs et contre-manifestants se sont affrontés dans les rues de Charlottesville.

M. Trump avait pourtant déclaré, lundi, que les suprémacistes blancs étaient des «criminels et des voyous». Ses conseillers espéraient que ces commentaires calmeraient la colère suscitée par sa réaction initiale, quand il avait pour la première fois affirmé que tous étaient responsables des affrontements qui ont fait un mort et plusieurs blessés.

Mais lors d'échanges tendus avec les journalistes à la Trump Tower, à New York, le président a fait marche arrière en déclarant qu'il y avait «de très mauvaises personnes» parmi ceux qui ont manifesté samedi, mais «aussi de très bonnes personnes, dans les deux camps».

Ses commentaires ont complètement pris de court les membres de sa garde rapprochée qui l'accompagnaient, notamment le nouveau chef de cabinet John Kelly et la porte-parole de la Maison-Blance Sarah Huckabee Sanders. Le général Kelly a baissé les yeux et fixé le sol pendant que M. Trump parlait, pendant que Mme Sanders cherchait désespérément des yeux d'autres conseillers de la Maison-Blanche.

M. Trump a dit que James Alex Fields fils — l'homme qui aurait foncé dans la foule avec sa voiture, tuant une femme de 32 ans — est une «honte pour lui-même, sa famille et son pays», mais il a aussi offert son appui à ceux qui s'opposaient au retrait d'une statue du général confédéré Robert E. Lee en se demandant si ce serait au tour de George Washington la semaine prochaine et de Thomas Jefferson la suivante.

Plusieurs politiciens américains, aussi bien des républicains que des démocrates, ont rapidement condamné les nouveaux propos de M. Trump. Un ancien leader du Ku Klux Klan, David Duke, l'a toutefois remercié pour avoir eu le courage de dire «la vérité».

Par ailleurs, M. Trump a offert un appui tiède à Steve Bannon, l'ancien directeur de sa campagne présidentielle et un de ses principaux stratèges à la Maison-Blanche. M. Bannon est un personnage controversé dont plusieurs membres de l'entourage de M. Trump réclament le congédiement. Questionné quant à l'avenir de M. Bannon au sein de son équipe, M. Trump a simplement dit, «on verra».

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