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16/08/2017 09:46 EDT | Actualisé 16/08/2017 10:00 EDT

Rencontre entre le chef d'état major iranien et le président Erdogan

Le chef d'état major iranien Mohammad Bagheri a rencontré mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan, au cours d'une visite à Ankara pour des discussions au plus haut niveau, notamment sur la crise syrienne et l'Irak.

La rencontre s'est tenue au palais présidentiel en fin d'après-midi selon la présidence turque. Sur les images publiées sur le site de celle-ci, il apparaît que la rencontre a eu lieu en présence du chef d'état major turc, Hulusi Akar.

La rencontre entre MM. Erdogan et Bagheri a duré cinquante minutes, selon l'agence progouvernementale Anadolu, qui ne donne aucun détail sur le contenu de leur échange.

Le général Bagheri, arrivé à Ankara la veille, a également rencontré mercredi le ministre turc de la Défense, Nurretin Canikli, selon les médias.

Les rencontres à ce niveau sont "sans précédent", selon l'agence officielle iranienne IRNA.

Parmi les sujets abordés au cours de cette visite de trois jours figure la sécurité à la frontière qui sépare les deux pays.

"L'insécurité" causée par des "groupes terroristes" au niveau de la frontière entre l'Iran et la Turquie, "ont conduit le général Bagheri (...) à se rendre en Turquie pour examiner les moyens disponibles pour lutter contre ces groupes avec la Turquie", a déclaré le général Ramezan Sharif, porte-parole des Gardiens de la révolution, selon des propos rapportés par IRNA.

Il n'était pas précisé à quels groupes "terroristes" il faisait allusion.

"Actuellement, du fait de la situation dans la région et parce que nous partageons des frontières (...), nous devons discuter avec ce pays sur différents sujets", a-t-il poursuivi.

La Turquie avait annoncé la semaine dernière la construction d'un "mur de sécurité" à sa frontière avec l'Iran sur le modèle du mur en construction avec sa frontière syrienne.

Les relations entre la Turquie sunnite et l'Iran chiite sont parfois tendues, M. Erdogan ayant évoqué par le passé le danger du "nationalisme persan", notamment en Irak.

Les deux pays soutiennent des parties adverses en Syrie, puisque l'Iran, comme la Russie, est allié au président Bachar al-Assad, tandis que la Turquie soutient l'opposition.

Mais les trois pays ont été amenés à coopérer à plusieurs reprises sur ce dossier, notamment lors des négociations à sur la Syrie à Astana.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a mentionné mercredi des discussions en cours sur la situation dans la province syrienne d'Idleb actuellement sous le joug des jihadistes, évoquant l'arrivée du chef d'état major iranien et annonçant une visite à venir du chef d'état major russe, sans en préciser la date.

Ankara et Téhéran devaient également discuter du référendum d'indépendance prévu le 25 septembre au Kurdistan irakien auxquels tous deux s'opposent fermement.

La Turquie entretient de bonnes relations avec le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani mais elle est farouchement opposée à toute constitution d'un Etat kurde à sa frontière.

M. Cavusoglu a notamment estimé mercredi que ce référendum "peut mener jusqu'à une guerre civile" en Irak.

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