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16/08/2017 06:56 EDT | Actualisé 16/08/2017 07:20 EDT

Préparatifs pour la réouverture d'un poste-frontière entre l'Irak et l'Arabie saoudite

L'Irak et l'Arabie saoudite ont entamé visites et évaluations en vue de rouvrir le principal poste-frontière entre les deux pays, fermé depuis 27 ans, ont indiqué mercredi des responsables.

Saad al-Hadithi, le porte-parole du bureau du Premier ministre Haider al-Abadi, a affirmé à l'AFP que Ryad et Bagdad étaient parvenus à "un accord pour rénover le poste-frontière d'Arar et l'ouvrir totalement" aux biens et aux personnes, lors de la visite en juin de M. Abadi en Arabie saoudite.

Les deux pays tentent également de rouvrir le second point de passage les reliant, celui d'al-Jemayma, moins important et situé dans le sud de l'Irak, selon M. Hadithi.

Mercredi, l'ancien ambassadeur saoudien à Bagdad Thamer al-Sabhan s'est rendu à Arar, dans le sud-ouest de l'Irak, aux côtés de l'envoyé du président américain Donald Trump auprès de la coalition antijihadistes en Irak, Brett McGurk et de Faleh al-Issaoui, vice-président du Conseil provincial d'Al-Anbar, où se trouve Arar.

"Depuis l'Irak de la fraternité et de l'amitié, poste frontière irakien d'Arar", a twitté mercredi M. Sabhan, qui avait été nommé en janvier 2016 premier ambassadeur à Bagdad depuis la rupture par Ryad de ses relations diplomatiques avec le régime de Saddam Hussein après l'invasion irakienne du Koweït en 1990.

Il avait ensuite été rappelé à Ryad, mais les deux voisins ont depuis affiché leur volonté d'améliorer leurs relations et un nouvel ambassadeur a été nommé.

"Le but de cette visite, a expliqué à l'AFP M. Issaoui, était d'étudier l'état du poste-frontière d'Arar et comment le faire fonctionner", notamment pour en faire un passage "commercial pour les biens entre Ryad et Bagdad".

Actuellement, a-t-il rappelé, le point de passage n'ouvre que pour laisser passer les pèlerins irakiens en route vers La Mecque, uniquement au moment du hajj, qui débute cette année à la fin du mois.

Les relations ont été difficiles entre l'Arabie saoudite et les gouvernements à dominante chiite et proches de l'Iran qui se sont succédé en Irak depuis la chute de Saddam Hussein en 2003.

Mais une récente succession de visites de responsables des deux pays à Bagdad et à Ryad semble indiquer une volonté de rapprochement, estiment les observateurs.

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