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16/08/2017 07:48 EDT | Actualisé 16/08/2017 08:00 EDT

Missiles nord-coréens : Kiev va enquêter sur la livraison présumée de moteurs

L'Ukraine va enquêter sur la livraison présumée de moteurs ukrainiens à la Corée du Nord, pays actuellement au coeur de vives tensions avec Washington, pour "confirmer" que les accusations portées à l'encontre de Kiev sont infondées, a annoncé mercredi le président ukrainien Petro Porochenko.

"Peu importe que les accusations portées contre l'Ukraine soient absurdes, en tant que partenaires responsables nous devons soigneusement vérifier les informations publiées par le New York Times sur la livraison présumée de moteurs de fusée ou de technologies pertinentes à la Corée du Nord", a déclaré M. Porochenko sur sa page Facebook.

"C'est pour cela que j'ai immédiatement ordonné (...) de mener une enquête approfondie et complète sur la situation et de livrer des conclusions dans les trois jours", a annoncé le président ukrainien.

Pour Petro Porochenko, cette enquête permettra de "confirmer" que les accusations contre l'Ukraine sont des "inventions" et de "localiser la véritable source et les intentions (de ceux qui sont) derrière ce +fake+ infondé".

Lundi, dans un entretien avec le quotidien américain New York Times, le groupe de réflexion International Institute for Strategic Studies (IISS) a affirmé qu'il était "probable" que les moteurs des missiles nord-coréens viennent d'Ukraine.

Les services de renseignement et les experts concentrent ainsi leur enquête sur Ioujmach, une usine ukrainienne qui rencontrerait des difficultés financières depuis la chute en 2014 du gouvernement prorusse en Ukraine, selon le New York Times.

Kiev a très fermement rejeté ces accusations, assurant que "l'Ukraine n'a pas fourni de moteurs de missiles ou d'autres technologies balistiques à la Corée du Nord" et dénonçant une "campagne" des services secrets russes "pour couvrir leur participation aux programmes nucléaires et balistiques nord-coréens".

Selon le rapport de l'IISS, les moteurs, présents dans des entrepôts en Russie ou en Ukraine, pourraient avoir été volés par "un petit groupe d'employés mécontents ou de gardiens sous-payés", pour le compte d'un "des nombreux trafiquants d'armes, réseaux criminels ou contrebandiers transfrontaliers qui opèrent dans l'ex-Union soviétique". Et ce à l'insu des autorités de Kiev et des responsables de Ioujmach.

all/bds

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