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16/08/2017 05:48 EDT | Actualisé 16/08/2017 08:11 EDT

Le Liban abolit une loi qui permettait aux violeurs de marier leur victime

BEYROUTH — Le parlement libanais a aboli mercredi une loi qui permettait aux violeurs d'échapper à la justice en mariant leur victime.

L'abolition de cette loi adoptée dans les années 1940 survient après des années de pression par les militants des droits de la femme.

La Tunisie, le Maroc et l'Égypte avaient aboli des lois similaires au cours des dernières années, et la Jordanie leur avait emboîté le pas tout récemment.

Human Rights Watch prévient toutefois que des lois du genre demeurent en vigueur en Algérie, en Irak, au Koweït, en Libye, dans les Territoires palestiniens, en Syrie, au Tadjikistan, aux Philippines et dans plusieurs pays d'Amérique latine.

Les conservateurs du Moyen-Orient font valoir que cette loi permet de sauver l'honneur de la femme et de sa famille.

La loi libanaise stipulait que le viol était passible de sept ans de prison, voire plus si la victime était handicapée physiquement ou mentalement. L'article 522 précisait que les accusations criminelles seraient suspendues si le suspect mariait sa victime.

HRW a applaudi la décision du parlement libanais, tout en prévenant qu'on doit faire encore plus pour protéger les droits des femmes. Le groupe réclame notamment des mesures pour mettre fin au mariage des enfants et au viol conjugal, qui demeurent légaux au Liban.

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