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16/08/2017 08:09 EDT | Actualisé 16/08/2017 08:20 EDT

L'incertitude politique fait perdre au Kosovo des opportunités, déplore l'ONU

L'incertitude politique au Kosovo, sans gouvernement deux mois après des élections législatives, a des conséquences négatives en termes économiques et sociaux, a déploré mercredi le chef de la mission d'administration intérimaire des Nations unies dans ce pays, Zahir Tanin.

"Le processus électoral a pris beaucoup d'énergie dans les institutions au cours des trois derniers mois", a souligné le représentant de l'ONU lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée au Kosovo.

"D'importantes opportunités économiques et sociales ont été manquées pendant cette période", a-t-il ajouté, en citant des annulations ou des reports d'aide financière ou d'investissements.

"Le climat d'incertitude politique au cours des trois derniers mois est lié sans conteste avec ces faits", selon lui.

Dimanche, cinq pays occidentaux avaient déjà fait part de leur "inquiétude" quant au blocage politique qui empêche le Kosovo de se doter d'un nouveau gouvernement.

"La situation politique actuelle au Kosovo nous inquiète", ont écrit les ambassades à Pristina de France, d'Allemagne, du Royaume-Uni, d'Italie et des Etats-Unis dans un communiqué commun. Il est "de la responsabilité des dirigeants du Kosovo" de doter le pays des Balkans d'une majorité parlementaire et d'un gouvernement, ont-ils souligné.

L'élection du Parlement est une étape clé pour la formation d'une majorité devant permettre au président Hashim Thaçi de désigner un candidat au poste de Premier ministre. Le Parlement kosovar a échoué le 10 août à élire son président.

A propos de la réconciliation politique, Zahir Tanin a souligné qu'elle ne pouvait résoudre toutes les divisions. "Elle doit être accompagnée d'une réconciliation sociétale, en recréant de la confiance et de la coopération à tous les niveaux", a-t-il insisté.

Présent à la réunion, le ministre serbe des Affaires étrangères Ivica Dacic a souligné que son pays était "pleinement engagé" à préserver la paix. Mais "des attaques ethniques contre les Serbes se poursuivent sans relâche", en empêchant des Serbes de revenir vivre au Kosovo, a-t-il regretté.

Le Kosovo, qui compte 1,8 million d'habitants, est un des pays les plus pauvres d'Europe.

Cette ancienne province albanaise de la Serbie a déclaré son indépendance en 2008. La guerre d'indépendance de 1998-99, qui s'était achevée quand l'Otan avait bombardé la Serbie, a fait 13.000 morts, dont 10.000 Kosovars albanais.

prh/elm

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