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16/08/2017 02:56 EDT | Actualisé 16/08/2017 03:00 EDT

Incendies: "le pire a été évité" en Grèce, selon le Premier ministre

Les pompiers grecs avaient stoppé mercredi la progression de trois incendies ravageant forêts, maquis et étendues agricoles depuis dimanche, incitant le Premier ministre, Alexis Tsipras, à juger que le "pire a été évité" au pays.

"L'image est meilleure ce matin", après une nuit d'efforts acharnés pour arrêter la progression des flammes sur les trois grands fronts, sur la côte balnéaire de l'Attique, la région d'Athènes, près d'Amaliada dans l'ouest du Péloponnèse, et sur l'île de Zante, en mer Ionienne, a affirmé à l'AFP une porte-parole des pompiers.

"Il n'y a plus de front actif" ni dans la région d'Athènes, ni dans le Péloponnèse, tandis qu'à Zante, le feu n'avance plus que dans une gorge difficile d'accès, et dans l'immédiat, aucune zone habitée n'est menacée, a-t-elle ajouté.

Les vents devant toutefois s'intensifier au fil de la journée avec des pointes jusqu'à 50km/h sur les zones touchées, "la situation reste très instable", et d'importantes forces sont toujours mobilisées, dont plus de 400 pompiers et soldats assistés de cinq avions et six hélicoptères dans la région d'Athènes, a-t-elle ajouté.

Dans la foulée, la Protection civile a annoncé avoir annulé une mission de renforts de 60 pompiers chypriotes, organisée la veille après que la Grèce eut demandé des renforts aériens à ses partenaires européens.

La demande "reste en attente" en fonction de l'évolution de la situation, a précisé la porte-parole.

"Le pire a été évité", a jugé M. Tsipras après un survol des zones brûlées en Attique, dans l'un des poumons verts de la région, à une cinquantaine de kilomètres d'Athènes.

Il a estimé à environ 1.500 hectares les étendues brûlées sur ce site, où au moins cinq habitations sont aussi parties en fumée selon les autorités locales.

Le Premier ministre a avancé que le bilan avait été dix fois plus élevé lors d'un grand incendie dans la même zone en 2009, en réponse à des critiques de l'opposition sur la réaction gouvernementale.

Cette polémique est depuis des années un classique des étés grecs et de leurs incendies récurrents.

Le ministre de l'Intérieur, Panos Skourletis, a toutefois mis en cause un déficit de moyens aériens, incriminant l'austérité infligée au pays surendetté par ses créanciers de l'UE et du FMI.

"L'achat de nouveaux avions ou hélicoptères est nécessaire, depuis 2000 pas une seule vis n'a été remplacée", a-t-il lancé à l'Agence de presse grecque Ana.

Dans le Péloponnèse, les flammes ont aussi détruit selon les témoignages des habitants des cultures déjà sinistrées en 2007, lors des derniers incendies les plus dévastateurs pour le pays, qui avaient tué 77 personnes.

cb/elp

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