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16/08/2017 08:48 EDT | Actualisé 16/08/2017 09:00 EDT

Damas promet de coopérer dans une enquête sur une attaque chimique

La Syrie va coopérer avec les experts d'une commission internationale enquêtant sur l'attaque chimique de Khan Cheikhoun pour prouver qu'elle n'est pas impliquée, a annoncé mercredi le vice-ministre syrien des Affaires étrangères.

"Dans les prochains jours, nous recevrons une délégation" d'une commission conjointe de l'ONU et l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) qui enquête sur l'attaque d'avril au gaz sarin contre une localité rebelle dans la province d'Idleb (nord-ouest), a affirmé à la presse à Damas Fayçal Moqdad.

"Nous leur donnerons tout ce qu'ils veulent, pour prouver que la Syrie n'est pas derrière cette terrible attaque, qui en fin de compte a tué des Syriens", a indiqué M. Moqdad. Il a insisté sur "la conviction ferme que la Syrie n'a pas utilisé et n'utilisera pas d'armes chimiques et que ce sont les terroristes qui ont recours à de telles armes".

Au moins 87 personnes, dont 30 enfants, ont perdu la vie le 4 avril dans l'attaque de Khan Cheikhoun qui avait provoqué une immense vague d'indignation internationale et la première frappe de Washington contre le régime de Damas.

Par le passé, la commission a mis en évidence des attaques chimiques menées par des forces gouvernementales syriennes, ainsi que l'utilisation en 2015 par le groupe jihadiste Etat islamique de gaz moutarde.

Pour celle du 4 avril, Washington, Paris et Londres pointent du doigt le régime du président syrien Bachar al-Assad, qui nie fermement toute implication.

Fin juin, l'OIAC a confirmé que du gaz sarin avait été utilisé lors de l'attaque de Khan Cheikhoun, sans toutefois pointer des responsables. Elle dénonce d'intenses pressions sur les enquêteurs. Leur rapporteur en chef, Edmond Mulet, s'est plaint en juillet d'un "environnement hautement politisé" dans lequel des "parties intéressées" cherchent à influencer la commission.

La Russie, alliée de Damas, avait mis en doute le travail de l'OIAC, affirmant que son rapport était basé sur des "données douteuses".

Pour M. Moqdad, "si l'enquête est menée selon les règles bien établies, elle prouvera une fois de plus que la Syrie n'a pas utilisé (...) d'armes chimiques".

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