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14/08/2017 14:30 EDT | Actualisé 14/08/2017 14:40 EDT

Donald Trump de retour à la Trump Tower, à New York

Pour la première fois depuis sa prestation de serment, il y a plus de six mois, le président américain Donald Trump devait retrouver lundi soir la Trump Tower à New York.

Après un bref passage à la Maison Blanche à Washington, il devait s'installer à Manhattan pour quelques jours avant de rejoindre son golf de Bedminster, dans le New Jersey, à quelque 70 km plus à l'ouest, où il passe ses premières vacances estivales de président.

Plusieurs centaines de personnes manifestaient lundi après-midi devant le bâtiment, en amont de son arrivée. Si la circulation était dense sur la 5e avenue, elle n'était pas interrompue en début de soirée, vers 22H00 GMT.

M. Trump souligne régulièrement qu'il évite de se rendre trop souvent dans son luxueux appartement new-yorkais pour ne pas paralyser la ville.

"Je reste à l'écart de Manhattan car cela perturbe trop (...) Pendant toutes les années où j'ai vécu à Manhattan, à chaque fois que le président venait, cela mettait tout sens dessus dessous", expliquait-il, il y a quelques jours.

La Trump Tower abrite des bureaux, des logements, le siège social de la Trump Organization, ainsi que la résidence new-yorkaise de Donald Trump, un triplex situé tout en haut de la tour de verre de 68 étages.

C'est depuis l'entrée en marbre de cette tour que le magnat de l'immobilier avait annoncé sa candidature à la présidence des Etats-Unis, le 16 juin 2015.

Trois manifestations devaient converger lundi après-midi devant la Trump Tower, autour d'une partie de laquelle des barrières et des dizaines de policiers avaient été positionnés.

Les centaines de manifestants déjà sur place scandaient notamment "Hey hey ho ho! Trump le raciste doit partir", en référence aux violences qui ont secoué samedi la petite ville de Charlottesville et fait un mort lorsqu'un militant néofasciste a projeté sa voiture contre des manifestants antiracistes.

Vivement critiqué pour ses atermoiements et ses silences, M. Trump a changé de ton lundi, dénonçant des "violences racistes" et pointant du doigt les suprémacistes blancs.

"Je suis venue ici parce que je suis terrifiée par ce que notre pays est devenu, le fait que des suprémacistes blancs, des nazis, des antisémites se sentent légitimés par notre président", a expliqué à l'AFP Lynn Gray, new-yorkaise de 68 ans.

"Pas de Trump, pas de KKK, pas d'USA fasciste", chantait également avec d'autres manifestants Ryan Egan, musicien de 28 ans. "L'amour, pas la haine. C'est ce qui fait la grandeur de l'Amérique", entonnaient-ils en coeur.

jca-lbc/elm/leo