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14/08/2017 09:25 EDT | Actualisé 14/08/2017 09:40 EDT

Création d'une commission mixte irako-saoudienne pour le commerce

L'Arabie saoudite et l'Irak vont créer une commission mixte pour le commerce, a annoncé lundi le gouvernement saoudien, signe d'une détente dans les relations entre les deux pays.

"Le gouvernement a décidé d'approuver l'établissement d'une Commission de coordination saoudo-irakienne et de charger le ministre du Commerce et des Investissements de le signer au nom du royaume", indique un communiqué reproduit par l'agence officielle SPA.

Les relations étaient difficiles entre l'Arabie saoudite et les gouvernements à dominante chiite et proches de l'Iran qui se succèdent en Irak depuis la chute de Saddam Hussein en 2003.

Mais ils ont affiché leur volonté d'améliorer leurs relations lors d'une visite en juin en Arabie saoudite du Premier ministre irakien, Haider al-Abadi.

Membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), les deux pays ont souffert de la chute des prix du pétrole déclenchée en 2014.

La semaine dernière, le ministre irakien de l'Énergie et son homologue saoudien avaient affirmé leur engagement à respecter les réductions de leur production de brut, visant à stimuler une remontée des prix, et promis de coordonner leurs politiques pétrolières.

Plusieurs pays pétroliers, membres ou non de l'Opep, ont promis de réduire leur production pour stabiliser les prix.

Ryad avait atteint son plafond en juillet mais Bagdad n'a procédé qu'à un tiers de la réduction promise, selon un rapport publié par l'Agence internationale de l'énergie.

L'influent chef chiite irakien Moqtada Sadr, qui avait combattu l'occupation américaine en Irak, a effectué fin juillet une très rare visite en Arabie saoudite à l'invitation de responsables du royaume, poids lourd sunnite et grand rival de l'Iran dans la région.

La détente dans les relations survient en pleine crise entre les monarchies pétrolières du Golfe, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ayant rompu en juin avec le Qatar, qu'ils accusent de soutenir l'extrémisme islamiste et de ne pas prendre assez de distance avec l'Iran. Le Qatar, premier exportateur de gaz naturel liquéfié, a nié ces accusations.

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