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08/08/2017 17:04 EDT | Actualisé 08/08/2017 17:04 EDT

Les opposants à Keystone XL ont contesté le tracé à la commission du Nebraska

LINCOLN, Neb. — Les opposants américains au projet d'oléoduc Keystone XL ont remis en question son tracé actuel dans l'État du Nebraska, aux États-Unis, et ils espèrent que les autorités rejetteront carrément le projet, ou du moins, qu'elles changeront sa route — ce qui pourrait encore causer des retards dans ce dossier que TransCanada pilote depuis neuf ans.

Devant la Commission des services publics du Nebraska, mardi, le promoteur du projet a toutefois défendu sa proposition, affirmant que la «route privilégiée» par l'entreprise était la plus sensée et celle qui causait le moins de dérangement.

Le projet d'oléoduc fait l'objet d'audiences publiques devant les cinq commissaires qui devront décider si, oui ou non, Keystone XL servirait l'intérêt national.

L'approbation de Keystone XL permettrait à TransCanada, de Calgary, d'invoquer les lois de l'État sur l'expropriation pour entamer la construction.

L'oléoduc de près de 1900 kilomètres est vertement critiqué par les écologistes et les Autochtones, mais aussi par un groupe peu nombreux mais très bien organisé de propriétaires fonciers du Nebraska. Les gens d'affaires et certains syndicats, de leur côté, appuient le projet qui créerait selon eux des emplois et générerait des recettes fiscales pour les gouvernements locaux.

Les détracteurs du projet estiment toutefois que même s'il est approuvé, il devrait passer par le même tracé que le premier oléoduc Keystone, qui avait été érigé sans grande opposition dans l'est de l'État en 2010.

Le tracé proposé par TransCanada transporterait le pétrole brut sur plus de 440 kilomètres au Nebraska, alors que l'oléoduc d'origine s'étalait sur moins de 340 kilomètres.

L'entreprise souligne toutefois que la route privilégiée constitue le moyen le plus direct pour acheminer le pétrole de l'Alberta, vers un oléoduc existant à Steele City, au Nebraska. Modifier le tracé coûterait des millions de dollars au projet évalué à 8 milliards $ US.

TransCanada maintient par ailleurs que son tracé est celui qui affecterait la moins grande superficie de territoire.

«(Le chemin le plus direct) suivrait une route diagonale en Alberta, au Montana, au Dakota du Sud et au Nebraska», a déclaré Meera Kothari, une ingénieure de l'entreprise.

La Commission des services publics du Nebraska, qui est formée de quatre républicains et d'un démocrate, doit rendre sa décision d'ici le 23 novembre.