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07/08/2017 21:45 EDT | Actualisé 07/08/2017 22:00 EDT

Escroquerie: les Fidjis expulsent en masse des ressortissants chinois

Les autorités des îles Fidji ont expulsé 77 ressortissants chinois accusés d'escroquerie aux dépens de victimes sur le continent chinois, dernière en date d'une série d'opérations antifraude orchestrées à l'étranger par Pékin.

Ces expulsions massives font suite à une enquête menée depuis un mois par des investigateurs à la fois fidjiens et chinois, et qui fait écho à opérations du même type conduites au Cambodge et en Indonésie.

Le réseau basé dans l'archipel du Pacifique Sud est soupçonné dans une cinquantaine d'affaires d'escroquerie, par téléphone ou en ligne, qui ont coûté aux victimes plus de six millions de yuans (750.00 euros), a expliqué la police fidjienne, sans précision sur la nature exacte de la fraude.

"Les 77 ressortissants chinois ont été renvoyés en Chine le 4 août", ont dit la police de l'archipel mélanésien et l'ambassade de Chine à Suva dans un communiqué conjoint.

Les suspects ont été envoyés à Changchun, dans l'est de la Chine.

D'après l'agence officielle Chine Nouvelle, l'escroquerie a été révélée lorsqu'une victime, délestée de 1,3 million de yuans, s'est suicidée, ce qui a donné le départ d'une vaste enquête.

Celle-ci a mis au jour un réseau spécialisé dans les paris en ligne illégaux, constituée de 200 suspects établis en Chine, en Indonésie et aux Fidjis et qui ont dérobé à leurs victimes près de 100 millions de yuans.

Des policiers chinois ont été dépêchés dans l'archipel mélanésien il y a quatre semaines. Le 18 juillet, ils ont arrêté les 77 suspects et saisi notamment des téléphones, des ordinateurs et des cartes bancaires. Parallèlement, 83 autres personnes ont été arrêtées en Chine.

Pékin tolère de moins en moins les escroqueries organisées depuis l'étranger.

La semaine dernière, l'Indonésie a expulsé 143 personnes vers la Chine, suspectées d'une fraude à 450 millions de dollars.

La semaine dernière également, le Cambogde, alerté par Pékin, a arrêté plus de 200 Chinois soupçonnés d'avoir persudé leurs victimes à leur envoyer des photographies dénudées avant de les faire chanter.

cf/grk/ev/at