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08/08/2017 10:24 EDT | Actualisé 08/08/2017 13:22 EDT

Barry Bonds aurait souhaité jouer une année de plus et frapper 800 circuits

SAN FRANCISCO — Barry Bonds voulait vraiment jouer une saison de plus.

Alors qu'il y a 10 ans, il devenait le roi des coups de circuits, Bonds a indiqué à l'Associated Press lundi qu'il croit qu'il aurait atteint la barre des 800 circuits ou qu'il en serait venu très près si sa carrière n'avait pas pris fin en pleines allégations de dopage et d'un procès.

Bonds a admis que ça avait fait mal de devoir quitter une brillante carrière de 22 ans sans qu'on ne le souligne après avoir abaissé la marque de Hank Aaron en 2007, avec les Giants de San Francisco.

On n'a jamais discuté du retour possible de Bonds pour 2008. Il a été accusé d'entrave à la justice et de parjure par un grand jury cet hiver-là. Il a ajouté qu'il n'a pas relancé l'équipe, puisqu'on lui avait dit «qu'il ne reviendrait pas, un point c'est tout».

Trouvé coupable d'entrave à la justice, la décision a été renversée en 2015. Maintenant âgé de 53 ans, Bonds travaille pour les Giants. Il était au AT&T Park, lundi, là où il avait frappé son 756e circuit pour dépasser Aaron.

Bonds a conclu sa carrière avec 762 coups de quatre buts, et l'homme aux sept titres de joueur par excellence de la Nationale a mis fin à sa carrière alors qu'il faisait l'objet d'allégations de dopage.

«Oui, ça ne devrait faire que neuf ans. J'aurais dûu jouer une année de plus, j'aurais dû avoir l'occasion (de frapper 800 circuits), a affirmé Bonds, debout derrière la cage des frappeurs. Mais c'est correct. Ces 22 années ont été bonnes. J'aurais simplement souhaité me retirer d'une meilleure façon ou d'une autre façon, peu importe comment vous voulez le dire.

«Je me trouvais à quoi? (38) circuits de 800? J'aurais été bien près. Je n'aurais jamais connu une saison de moins de circuit, peu importe les circonstances.»

Bonds dit ne pas avoir réalisé que son exploit remontait à 10 ans, jusqu'à ce que les Giants l'invitent à assiter à la rencontre de lundi, remportée par les Cubs de Chicago 5-3.

«Je ne me souvenais même pas que cela faisait 10 ans que j'avais quitté le baseball, insiste-t-il. il me semble que je jouais encore hier.»

Tandis que les frappeurs des Giants s'échauffaient, Bonds s'est demandé ce qui aurait pu se produire avec une saison de plus.

«Ça va toujours me démanger, parce que ça n'a pas été fait de la bonne façon. Les choses sont ce qu'elles sont. Mais de dire au revoir comme ça après tout ça, ce n'est pas 'cool'», ajoute Bonds.

«J'ai toutefois appris à l'accepter et à tourner la page. Si je ne l'avais pas fait, je ne pourrais pas être ici. Il n'y a pas de raison de vivre dans le passé.»

En juillet 2015, Bonds dit qu'on lui a retiré un lourd poids des épaules quand les procureurs ont abandonné les accusations criminelles contre lui. Une procédure liée au scandale des stéroïdes qui a duré près de 10 ans. En janvier, le nom de Bonds s'est retrouvé sur 53,8 pour cent des bulletins de vote pour le Temple de la renommée, en hausse par rapport aux 43,3 pour cent l'année précédente.

«Je suis allé devant les tribunaux et j'ai gagné. Le Baseball majeur ne m'a pas puni pour quoi que ce soit, souligne-t-il. Si j'ai fait quelque chose de mal, que la MLB s'en occupe. Si vous croyez que j'ai mal agi ou que j'ai contrevenu aux règles — ce que je n'ai jamais fait au baseball —, alors ce n'est pas le Baseball majeur qui me punit. Les médias me punissent, mais c'est correct. Si c'est ce qu'ils veulent faire, qu'ils le fassent.»

S'il croit ou non qu'il sera un jour admis à Cooperstown, Bonds n'est pas prêt à y répondre.

«Quand le jour viendra, je pourrai y répondre, mais présentement, il n'y a rien à dire. Ce ne sont que des conjectures. Ce n'est pas moi qui décide.»

Bonds a par contre été honoré par les Giants, qui lui ont dédié une plaque sur leur Mur d'honneur ce printemps.

En 2007, Bonds a frappé 28 circuits et mené les Majeures avec une moyenne de présence sur les buts de ,480. On ne l'a plus revu par la suite.

«Ça a fait mal sur le coup. Mais nous avons construit une belle franchise ici, rappelle Bonds. L'équipe allait être vendue à l'époque, alors quand vous pensez à tout cela, vous réalisez que nous avons gardé une bonne équipe à San Francisco. Elle gagne des championnats et la région est super, alors qui s'en soucie?»