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02/08/2017 10:09 EDT | Actualisé 02/08/2017 10:20 EDT

Début d'évacuations après une trêve à la frontière libano-syrienne

L'évacuation de quelque 7.000 personnes, dont des combattants et des réfugiés syriens, d'une zone à la frontière libano-syrienne a commencé mercredi, en vertu d'un récent accord de cessez-le-feu, a indiqué le Hezbollah libanais.

L'accord, annoncé la semaine dernière, mettait fin à une offensive du puissant mouvement chiite contre des combattants du groupe jihadiste Fateh al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda qui portait le nom de Front Al-Nosra) dans la région frontalière de Jouroud Aarsal, dans l'est du Liban.

Le Hezbollah avait lancé le 21 juillet une offensive dans cette zone montagneuse où se sont implantés des groupes jihadistes et qui abrite, dans des camps informels, des milliers de réfugiés syriens ayant fui la guerre dans leur pays.

Mercredi, son organe de presse et sa chaîne de télévision Al-Manar ont indiqué que les évacuations, prévues par l'accord, avaient débuté.

"Les bus transportant des combattants du Front Al-Nosra et leurs familles ont traversé les deux premiers points (de contrôle) tenus par la résistance (Hezbollah) (...) à Jouroud Aarsal", a rapporté l'organe de presse du Hezbollah dont les hommes combattent en Syrie aux côté du régime de Bachar al-Assad.

Le convoi est dirigé par la Sûreté générale libanaise et la Croix-Rouge, selon la même source.

Des chaînes de télévision libanaises ont montré des images de ces bus roulant sur des chemins de terre.

Ils doivent rallier la ville syrienne de Flita avant de rejoindre la province septentrionale d'Alep puis celle d'Idleb (nord-ouest), dominée par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda et l'une des dernières à échapper totalement au régime d'Assad.

Un total de 7.777 personnes, dont des hommes armés et des civils, doivent être évacuées selon l'accord.

En vertu du même texte, trois combattants du Hezbollah ont été libérés mercredi en échange de la remise en liberté de trois personnes détenues dans une prison libanaise.

L'organe de presse du Hezbollah a fait état de cet échange sans toutefois préciser si les prisonniers étaient Libanais ou Syriens.

Selon l'agence de presse libanaise ANI, les combattants du Hezbollah libérés sont arrivés à la localité de Labweh où ils ont été accueillis par des feux d'artifice.

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a indiqué mercredi dans un communiqué ne pas être impliqué dans l'opération d'évacuation.

Le retour des réfugiés doit être basé sur "des décisions individuelles et des informations objectives concernant les conditions (de vie) sur le lieu de retour", a-t-il affirmé.

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