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24/07/2017 02:36 EDT | Actualisé 24/07/2017 02:40 EDT

Soupçons de cartel: Volkswagen convoque un conseil de surveillance extraordinaire

Le numéro un mondial de l'automobile Volkswagen va convoquer mercredi un conseil de surveillance extraordinaire, alors que le groupe est appelé à s'expliquer sur des soupçons d'entente avec les autres constructeurs allemands, a-t-il indiqué à l'AFP.

Le président du conseil de surveillance du groupe de Wolfsburg (nord), Hans Dieter Pötsch, "a convié à la dernière minute à une réunion extraordinaire du conseil de surveillance au vu de la situation actuelle", a indiqué son porte-parole. Ce rendez-vous aura lieu mercredi, a ajouté le porte-parole de M. Pötsch, sans donner de détails.

Selon une source au sein de l'entreprise, le conseil de surveillance se tiendra mercredi après-midi.

Un peu avant cette annonce, le puissant comité d'entreprise de Volkswagen avait exhorté le groupe, propriétaire de douze marques dont Audi, Porsche, Seat et Skoda, à organiser une réunion de ce type dans la semaine. "La direction a l'obligation d'informer cette instance de manière détaillée", a expliqué à l'AFP un porte-parole du comité d'entreprise, qui représente les salariés au sein du conseil de surveillance.

Le comité d'entreprise souhaite également que la direction de Volkswagen, mastodonte aux plus de 200 milliards de chiffre d'affaires annuel, rende des comptes aux employés. "La confiance dans la direction de l'entreprise s'amenuise un peu plus chaque jour", a estimé son porte-parole.

Le magazine allemand Der Spiegel a affirmé vendredi que Volkswagen, Audi et Porsche, trois marques du groupe Volkswagen, mais aussi BMW et Daimler ont tenu depuis les années 1990 des réunions secrètes dont l'objectif était de se concerter sur plusieurs technologies et notamment sur la réduction des émissions polluantes des voitures diesel.

Volkswagen se serait dénoncé aux autorités anti-cartel en juillet 2016 dans l'espoir d'obtenir un peu de clémence de la part des gendarmes de la concurrence, d'après le magazine.

Jusqu'à présent, Volkswagen s'est refusé à tout commentaire sur ces informations, que la Commission européenne est en train d'examiner.

A la Bourse de Francfort, vers 10H20 GMT, le titre Volkswagen chutait de 2,50% à 134,30 euros, légèrement moins que ceux de BMW et Daimler.

esp/maj/roc

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