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24/07/2017 06:12 EDT | Actualisé 24/07/2017 06:20 EDT

Pétrole: les pays producteurs cherchent à accentuer leur baisse de l'offre

Les principaux pays exportateurs de pétrole, réunis lundi, ont affiché leur volonté d'accentuer la réduction de leur offre en l'appliquant plus strictement et en l'étendant au Nigeria, l'Arabie saoudite montrant l'exemple avec une limitation drastique de ses exportations.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont l'Arabie saoudite est le chef de file, et d'autres gros producteurs non membres du cartel, Russie en tête, se sont retrouvés à Saint-Pétersbourg (nord-ouest de la Russie) pour faire le point sur l'accord de novembre prévoyant des baisses de production pour enrayer l'effondrement des prix.

Après un rebond initial, les cours du baril sont repartis à la baisse ces dernières semaines, sous 50 dollars.

Dans un communiqué diffusé par l'Opep après la réunion, les pays participant au comité de suivi ont constaté "des progrès progressifs importants en vue d'un rééquilibrage" du marché du pétrole, qui a été marqué ces dernières années par une offre surabondante.

Ils ont cependant reconnu qu'il existait "de la marge de progrès de la part de certains producteurs et exigé que tous les pays producteurs participant se mettent rapidement en pleine conformité" avec les engagements de baisse de production.

Actuellement, l'accord est appliqué à 98%, ce qui a permis de réduire l'offre au total de plus de 350 millions de baril de pétrole, ont souligné les ministres russes et saoudien de l'Energie lors d'une conférence de presse.

Outre cet appel à un respect plus strict des objectifs fixés, la réunion de lundi a permis d'obtenir l'accord du Nigeria pour se joindre aux baisses de l'offre une fois que sa production remontera à 1,8 million de barils par jour, selon le communiqué.

La première puissance pétrolière africaine et la Libye, deux membres de l'Opep, avaient été exemptées de participer à ces mesures jusqu'à présent en raison des troubles affectant leur industrie.

Le ministre saoudien de l'Energie, Khaled Al-Faleh, a dit vouloir s'adresser "de front" à la tendance baissière des prix et souligné que l'Arabie saoudite avait réduit son offre au delà de ses engagements.

Ces déclarations ont poussé les prix du pétrole à la hausse, le baril prenant environ 1% à Londres à plus de 48,50 dollars dans l'après-midi.

Ces efforts de baisse de l'offre sont appliqués sans la participation des Etats-Unis, qui ont émergé comme un producteur majeur ces dernières années grâce au pétrole de schiste.

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