NOUVELLES
24/07/2017 11:39 EDT | Actualisé 24/07/2017 12:00 EDT

Mondiaux-2017 - Hosszu embrase Budapest, les Bleus au ralenti

La Hongroise Katinka Hosszu, triple championne olympique en titre, a embrasé la "Danube Arena" de Budapest en s'y parant d'une première médaille d'or, sur 200 m 4 nages, aux Championnats du monde de natation, lundi.

C'est peu dire que les quelque 12.000 spectateurs brûlaient d'impatience à l'idée de voir leur nageuse star en finale d'un 200 m 4 nages qui lui tendait les bras. La preuve, c'est la clameur assourdissante sous laquelle Hosszu (28 ans) a fait son entrée. Aucune chance que les écouteurs qu'elle avait dans les oreilles l'aient empêchée de l'entendre.

"Je n'avais jamais connu une telle ambiance, ça n'a pas été facile de nager après ça", a-t-elle reconnu.

"Je m'entraîne dans cette piscine depuis qu'elle a ouvert, j'avais essayé de l'imaginer pleine, de m'y préparer. Mais je pense qu'on ne peut pas être préparé à une telle atmosphère. C'était juste fou", a expliqué Hosszu.

Attendue par tout un pays, "Iron Lady" (la "Dame de fer") - son surnom pour sa propension à multiplier les courses tout au long de l'année - a tenu sous le poids de la pression. La championne olympique en titre s'est imposée en 2 min 07 sec 00 et a coiffé la couronne mondiale de l'épreuve pour la troisième fois consécutive.

"C'était incroyable. J'avais essayé de m'y préparer, je m'entraîne dans cette piscine depuis qu'elle a ouvert, j'avais essayé de l'imaginer pleine mais je n'étais pas prête à ça. Je pense qu'on ne peut pas être préparé à une telle ambiance. C'était juste fou", a expliqué Hosszu.

- 'Dur de trouver les mots' -

"C'est dur de trouver les mots pour décrire ce que je ressens. C'est comme si c'était ma première victoire", a-t-elle estimé.

Au bord du bassin, le Californien Shane Tusup, à la fois mari, entraîneur et agent, a dansé d'un pied sur l'autre pendant presque toute la course avant, enfin, d'exulter, les bras levés alternant avec les violents coups de poing sur la poitrine.

"D'habitude, je pense au temps et au record mais aujourd'hui (lundi), le plus important, c'était l'or", a résumé Hosszu.

Pour se préserver, elle avait renoncé à nager les demi-finales du 100 m dos, programmées une demi-heure avant le 200 m 4 nages.

Ses chances de faire de nouveau rugir de joie le public hongrois n'en sont pas pour autant éteintes puisqu'elle est inscrite dans quatre autres épreuves individuelles : 200 m, 200 m dos, 200 m papillon et 400 m 4 nages.

Charge à elle de se remettre de l'émotion qui l'a gagnée une fois montée tout en haut du podium, la médaille d'or autour du cou.

- Doublé britannique -

Eux aussi étaient attendus, ils n'ont pas failli au rendez-vous : le Britannique Adam Peaty a conservé le titre du 100 m brasse (57.47), un an après l'or olympique de la spécialité. Dans la foulée, la Suédoise Sarah Sjöström s'est offert un troisième sacre consécutif sur 100 m papillon (55.53), son quatrième au total sur la distance.

Mais ni l'un ni l'autre n'ont amélioré le record du monde déjà en leur possession. La veille, Sjöström avait retranché 35 centièmes à celui du 100 m au départ du relais 4x100 m. Lundi, elle est restée à cinq centièmes après avoir pourtant compté plus de trois dixièmes d'avance sur le temps de référence à mi-parcours.

"Je ne savais pas à quoi m'attendre aujourd'hui, j'étais un peu fatiguée après mes quatre courses d'hier (dimanche)", a-t-elle expliqué.

"J'ai été très surprise de voir que j'étais si près du record du monde. J'avais l'impression d'aller moins vite", a ajouté Sjöström.

Un peu plus tard, Ben Proud, sur 50 m papillon (22.75), a imité Peaty, offrant à la Grande-Bretagne un deuxième titre en moins d'une heure. Mais c'était bien Hosszu la reine de la soirée.

es/ama/mca