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24/07/2017 12:47 EDT | Actualisé 24/07/2017 15:02 EDT

Migrants: les dirigeants européens et africains veulent coopérer davantage

TUNIS, Tunisie — Les ministres de l'Intérieur de 14 pays européens et africains et des représentants de l'Union européenne se sont entendus, lundi, pour accroître leur coopération face à la crise des migrants en Méditerranée, promettant de s'attaquer aux causes de leur migration et de lutter contre les passeurs.

Selon la déclaration publiée au terme de la rencontre dans la capitale tunisienne, Tunis, les ministres ont aussi accepté d'informer les migrants potentiels des risques liés à la migration illégale et de la possibilité qu'ils puissent volontairement retourner à la maison.

C'était la deuxième réunion de ce groupe de pays européens et africains, dont la Libye, d'où partent de nombreux migrants qui s'apprêtent à traverser la Méditerranée. Elle s'est tenue un jour avant une rencontre organisée par la France entre deux rivaux libyens — un premier ministre appuyé par les Nations unies et un puissant général — dans une tentative de stabiliser ce pays d'Afrique du Nord, plongé dans le chaos depuis plusieurs années.

Les ministres se sont concentrés sur le cas de la Libye, puisque selon le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, 95 pour cent des migrants qui traversent la mer pour aller en Europe partent de ce pays.

M. Collomb a souligné la nécessité d'établir un gouvernement stable en Libye pour mieux contrôler l'afflux de migrants en Europe.

Dans les premiers mois de l'année 2017, près de 84 000 migrants sont arrivés en Italie par la mer, une augmentation de 20 pour cent par rapport à la même période l'année dernière. Plus de 2200 autres ont perdu la vie dans leur dangereuse traversée, selon l'Organisation internationale pour les migrations.

La déclaration finale de la rencontre indique en outre qu'un «engagement mondial» est nécessaire pour faire face à la crise.

«Il n'y a pas de solution magique. Aucun pays ne peut, à lui seul, gérer l'afflux de migrants et aucun pays n'est à l'abri», a déclaré le ministre italien, Marco Minniti.