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24/07/2017 13:38 EDT | Actualisé 24/07/2017 14:00 EDT

Les dirigeants russe, ukrainien, français et allemand évoquent l'Ukraine

Les dirigeants russe, ukrainien, français et allemand ont évoqué lundi par téléphone le règlement du conflit dans l'est de l'Ukraine, au lendemain d'accusations contre Moscou lancées par le nouveau représentant spécial de Washington.

Les quatre dirigeants ont d'abord écouté le rapport des responsables de la mission d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sur le respect du régime de cessez-le-feu, selon un communiqué du Kremlin.

"Les dirigeants ont ensuite échangé des idées à propos de la situation dans le sud-est de l'Ukraine en prenant en compte les graves entraves à la mise en oeuvre des accords de paix de Minsk de février 2015", poursuit le communiqué.

Le président russe Vladimir Poutine "a expliqué en détail l'approche russe sur les principales dispositions de l'accord", ajoute-t-il.

Les dirigeants ont établi comme priorité le retrait des troupes et des armes lourdes de certaines zones et quartiers déjà listés, complète un communiqué séparé du gouvernement allemand.

"Le président français et la chancelière (allemande, Angela Merkel) ont encouragé la mise en place de mesures réciproques, l'échange de prisonniers d'ici la fin de l'année (...) et la reprise des relations économiques", précise le texte.

Il s'agit du premier entretien téléphonique sous le format dit "Normandie" depuis le début du mandat du président français Emmanuel Macron qui avait appelé fin mai à la tenue de cet échange "dans les meilleurs délais".

Cette conversation intervient au lendemain de déclarations du nouveau représentant spécial de Washington pour des négociations sur l'Ukraine, Kurt Volker, qui a accusé Moscou d'être responsable de la "guerre chaude" dans l'est de ce pays.

Les accords de Minsk, signés en février 2015, visent à instaurer une trêve dans les combats et un début de dialogue politique entre les séparatistes prorusses et le gouvernement de Kiev, mais peinent à être mis en oeuvre.

Ainsi, une nouvelle flambée de violences a provoqué depuis mercredi la mort de onze soldats ukrainiens dans l'Est.

Le conflit qui déchire l'Ukraine depuis trois ans a fait plus de 10.000 morts. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir financièrement et militairement les rebelles, ce que Moscou dément.

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