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24/07/2017 16:20 EDT | Actualisé 24/07/2017 18:03 EDT

L’haltérophile Maude Charron prête pour les Championnats panaméricains

Maude Charron, une haltérophile de Rimouski, participe aux Championnats panaméricains qui s'ouvrent lundi à Miami. En quelques années de pratique seulement, la jeune femme a réussi à se tailler une place parmi les meilleures au pays.

Un texte de Marie-Christine Rioux

La jeune athlète participe donc à sa première compétition internationale en haltérophilie. Elle part en bonne position, car elle se classe parmi les 10 meilleures du continent au classement préliminaire des championnats panaméricains. Cette expérience lui permettra de savoir où elle se situe réellement par rapport aux autres athlètes.

Vu que c'est comme ma première compétition à ce niveau-là, je ne connais pas les autres filles, je ne connais pas les concurrentes contre qui je vais compétitionner. Donc, c'est difficile à dire. Je peux viser un top 5. Je peux viser un top 3.

Maude Charron, haltérophile

Selon elle, l’haltérophilie réussit à attirer de plus en plus de filles. Sur les 11 athlètes de la délégation canadienne pour ce sport aux Championnats panaméricains, 7 d’entre eux sont des femmes.

Une athlète de longue date

Maude Charron a été gymnaste de 4 à 17 ans. Elle a ensuite pratiqué le cirque quelque temps à Québec, mais a décidé d’abandonner la discipline. « Je me blessais trop souvent », explique-t-elle.

La jeune femme est donc rentrée à Rimouski, sa ville natale. C’est là qu’elle a découvert le Crossfit, puis l'haltérophilie il y a environ cinq ans.

J'ai aimé le feeling quand t'es toute seule sur la plateforme et tout le monde te regarde et toute l'attention est à toi.C'est super silence et tout ce que tu as à faire, c'est de lever la barre.

Maude Charron, haltérophile

Elle peut maintenant soulever presque deux fois son poids.

S'entraîner en région, un choix

Maude a choisi de s'entraîner à Rimouski pour demeurer près de sa famille et de son entraîneur. La jeune femme poursuit aussi ses études en techniques policières au Cégep de Rimouski.

Elle constate toutefois à regret que les infrastructures sportives rimouskoises en haltérophilie sont déficientes.

Je me suis acheté mes propres poids, ma propre barre, pour que ça ressemble le plus possible à ce que j'ai en compétition, sinon je m'entrainais avec du matériel de Crossfit.

Maude Charron, haltérophile

Selon elle, le manque de demande en haltérophilie fait en sorte qu’il y a peu de chances pour que des infrastructures plus appropriées soient mises en place à Rimouski.

De plus, Maude croit que l’haltérophilie est souvent mal perçue d'une partie de la population. « Les gens croient que soulever des poids, ça brise le corps. Je ne dirais pas que c’est pire que de courir un marathon. Ce sont simplement d’autres muscles qui travaillent », précise-t-elle.