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24/07/2017 11:08 EDT | Actualisé 24/07/2017 11:20 EDT

Colombie: reprise des pourparlers entre l'ELN et le gouvernement

Le gouvernement colombien et la guérilla de l'ELN, dernière rébellion active du pays, ont repris lundi les pourparlers de paix à Quito, avec pour objectif de conclure un cessez-le-feu bilatéral avant la visite du pape en septembre.

"Les deux parties ont la possibilité et la responsabilité de franchir une étape historique: conclure un cessez-le-feu bilatéral qui offre au pays un apaisement dans le conflit armé", avait affirmé dimanche la délégation de l'Armée de libération nationale (ELN) dans un communiqué diffusé via son compte Twitter.

Un accord "permettrait d'apaiser la situation humanitaire des communautés situées dans les zones majeures de confrontation", avait ajouté l'ELN, tout en exigeant de "cesser les agressions" envers des activistes de la société civile.

Lundi, lors de la reprise de ces discussions délocalisées en Equateur, le négociateur en chef du gouvernement colombien, Juan Camilo Restrepo, a écrit sur Twitter débuter ce nouveau cycle "avec la meilleure intention pour avancer vers la paix" tout en conditionnant le cessez-le-feu à l'arrêt des hostilités de la guérilla.

De son côté, Bernando Téllez, un des négociateurs de l'ELN a déclaré en arrivant à un groupe de journaliste qu'il pourrait s'agir d'une trêve temporaire "de trois mois environ", éventuellement "renouvelable".

"On va à peine commencer à parler concrètement des conditions d'un cessez-le-feu. Notre idée est que cette trêve bilatérale commence quelques jours ou quelques semaines avant l'arrivée du pape", a-t-il ajouté.

Le troisième cycle de discussions qui s'ouvre lundi à Quito doit se poursuivre jusqu'à la première semaine de septembre, selon l'ELN. Son négociateur en chef, Pablo Beltran, souhaiterait rencontrer le pape François lors de sa visite à Villavicencio (centre du pays).

L'ELN (guévariste) a débuté la phase publique des négociations de paix avec le gouvernement de Juan Manuel Santos le 7 février à Quito. Les pays garants du processus sont l'Equateur, le Brésil, Cuba, le Chili, la Norvège et le Venezuela.

Le gouvernement de Juan Manuel Santos veut atteindre, grâce aux négociations avec l'ELN, la "paix complète", après un demi-siècle de conflits sanglants entre guérillas paramilitaires et agences de l'Etat, qui ont fait 260.000 morts, 60.000 de disparus et 7,1 millions de déplacés.

Inspirée de la révolution cubaine et née comme les Farc d'une rébellion paysanne en 1964, l'ELN compte encore quelque 1.500 combattants.

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