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24/07/2017 13:26 EDT

À pied, en ligne droite de Sainte-Flavie à Percé

Partis ce matin du quai de Sainte-Flavie, deux amateurs d'aventures extrêmes parcouront un trajet de 300 km à pied, en ligne droite, jusqu'à Percé, sans jamais dévier.

Un texte de Joane Bérubé

Qu’importe les obstacles, Jacob Racine, d’Escuminac, et Daniel Barriault, de Saint-Alphonse, marcheront droit devant, 30 km par jour, jusqu’au quai de Percé.

Évidemment, certaines entraves comme l’aéroport de Mont-Joli ou les bâtiments seront contournées, mais pour le reste, « on passera directement à travers », précise Jacob Racine.

Les deux hommes croient réussir à parvenir à destination le 2 août.

On s’en va juste marcher, mais je suis nerveux comme si nous allions faire un marathon ou une course.

Jacob Racine

Daniel Barriault, dont c'est la première grande expédition, était lui aussi fébrile.

Un périple rempli d'imprévus

Le départ de Sainte-Flavie, sur la plage, puis sur la route et à travers champs ne devrait pas être à l’image du reste du voyage.

En chemin, ils savent qu’ils devront franchir des obstacles peu communs. C’est que la Gaspésie, en son cœur, est une terre de lacs, de montagnes et d’escarpements.

Certains territoires, comme la réserve Matane où on retrouve une forêt dense, plusieurs lacs et marécages, pourront s’avérer particulièrement difficiles à traverser. « C’est là où les lambeaux de peau risquent de partir au départ », commente Jacob Racine.

De même, les deux hommes redoutent un peu le passage du lac Matapédia. Sans doute, devront-ils nager un peu, sur la pointe du lac, selon le tracé donné par leur GPS. Il leur restera ensuite tout le parc de la Gaspésie à traverser.

L’objectif est de se dépasser physiquement et psychologiquement et de se mettre en situation où on est légèrement en déséquilibre face à la nature, face aux décisions et à nos connaissances.

Jacob Racine

Ils traînent avec eux, une balise qui permet de les repérer en temps réel, un téléphone satellite, un GPS et un couteau multi-usage jumelé à un briquet ainsi qu’une bâche qui leur servira d’abri. De la nourriture et des vêtements secs complètent leur bagage.

Ils espèrent être en mesure de marcher à une vitesse moyenne de 1 à 2 km par heure et de marcher pendant 12 à 14 heures par jour.

Pour suivre les deux hommes