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16/07/2017 07:34 EDT

Le premier ministre israélien assiste à la commémoration du Vel d'Hiv à Paris

Paris a commémoré dimanche la rafle du Vel d'Hiv en présence du président français Emmanuel Macron et du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, marquant la première participation d'un gouvernement israélien à cet événement.

« Cette invitation pour commémorer ensemble main dans la main est un geste très, très fort. Elle témoigne de l'amitié ancienne et profonde entre la France et Israël », a déclaré dimanche Benyamin Nétanyahou, qui a prononcé le début de son discours en français.

« À vous M. le président, à la France, à tout le peuple français, du fond du coeur, je dis merci », a-t-il ajouté à la tribune de la cérémonie, organisée à proximité de l'ancien Vélodrome d'Hiver où s'est tenue il y a 75 ans la plus importante arrestation de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le 16 juillet 1942 et les jours suivants, à la demande des Allemands, plus de 13 000 Juifs de la région parisienne ont été extirpés de leur domicile et entassés dans des autobus sous les ordres de René Bousquet, chef de la police de Vichy.

L’État français a longtemps refusé de reconnaître toute responsabilité dans la déportation des Juifs. C’est en 1995 que le président Jacques Chirac reconnaît pour la première fois la part du gouvernement dans ce drame.

Emmanuel Macron s'est inscrit dans cette lignée, admettant la pleine responsabilité de la France dans cette rafle.

« C'est bien la France qui organisa [la rafle] », a déclaré le président, avant d'ajouter qu'il était « ici pour que se perpétue le fil tendu en 1995 par Jacques Chirac ».

« [Le régime de Vichy], ce n'était certes pas tous les Français mais c'était le gouvernement et l'administration de la France », a souligné le dirigeant.