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15/07/2017 10:50 EDT

Place aux hurlements du Festival du Loup de Lafontaine

Cette fin de semaine marque la 14e année du Festival du Loup de Lafontaine. La petite communauté de quelques centaines de personnes dans le canton de Tiny accueille plus de 2000 participants chaque année pour célébrer l'héritage de la culture franco-ontarienne de la région.

Un texte par Benjamin Aubé

L’événement n’est toutefois pas réservé qu’aux francophones, explique la directrice générale de La Meute culturelle de Lafontaine, Joëlle Roy.

« Ici c’est le pays des [gens] qui ont des chalets dans la région depuis des générations et des générations. On a beaucoup d’habitués, de fidèles, et parmi ces gens-là, certains viennent pour la “ French thing ” [la touche française]. On dit toujours à nos bénévoles qu’il y en a beaucoup d’eux qui ne parlent pas français, mais ils veulent l’entendre » dit-elle en riant.

Notre communauté, elle, est très métissée et très assimilée. La francophonie pure et dure, elle est rare et fine, mais les gens ont cette fierté. On a eu des beaux, gros événements au cours des dernières années.

Joëlle Roy, directrice générale de La Meute culturelle de Lafontaine

Un concours populaire de hurlements, un défilé de tracteurs, des ventes aux enchères et un marché d'agriculteurs sont parmi les nombreuses activités offertes.

Quelques photos du festival de 2016

Le festival a été lancé jeudi soir avec la lecture de contes francophones par le Père Laurin et le Père Garneau.

Les Chiens de ruelle et le groupe Swing offriront des performances musicales, de même que le groupe originaire du canton de Tiny, Ariko, qui profitera de l’occasion pour lancer son nouvel album « Portrait de famille ».

Selon Mme Roy la popularité du festival démontre que les gens de la région gardent un esprit de communauté qui est de plus en plus rare.

« Lafontaine est un endroit assez spécial pour ça. Cela remonte à l’époque où les gens faisaient des corvées : " on va tous aider ‘Ti Jo à faire son foin, ou Frédéric a passé au feu alors on va l’aider à reconstruire sa maison! " Le festival a encore cet élan-là. C’est pour la communauté, tout le monde se retrousse les manches et on s’aide », conclut-elle.