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15/07/2017 08:31 EDT | Actualisé 15/07/2017 08:40 EDT

De jeunes scientifiques afghanes aux Etats-Unis pour un concours de robotique

Six jeunes Afghanes participant à un concours de robotique à Washington sont finalement arrivées aux Etats-Unis samedi après que leurs demandes de visas eurent été rejetées dans un contexte de durcissement de la législation migratoire américaine.

"Allez les filles!", a tweeté la porte-parole du département d'Etat Heather Nauert en annonçant que les jeunes femmes avaient été accueillies à l'aéroport de Washington par l'émissaire américaine pour l'Afghanistan et le Pakistan, Alice Wells.

Les autorités américaines avaient d'abord interdit la participation à ce concours à plusieurs écoliers ou étudiants originaires de pays dont la population est en majorité musulmane, en droite ligne avec une politique migratoire que le président Donald Trump veut plus stricte.

Mais face aux critiques sur l'absence de ces six Afghanes, M. Trump aurait encouragé son administration à leur accorder des visas.

"Le président des Etats-Unis et le peuple américain nous ont finalement soutenues", s'était réjouie jeudi l'une des jeunes filles, Yasamin Yasinzadah, interrogée par l'AFP à Hérat (ouest de l'Afghanistan) en montant dans l'avion.

Le concours de robotique FIRST Global Challenge se tient du 16 au 18 juillet.

"Je suis extrêmement reconnaissant au gouvernement américain et au département d'Etat de s'être assurés que l'Afghanistan (...) puisse nous rejoindre et participer à cette compétition internationale cette année", s'était aussi félicité le président de ce concours, un ancien amiral et élu du Congrès Joe Sestak, soulignant la présence également de scientifiques d'Iran, du Soudan, du Yémen, de Libye, du Maroc et de Syrie, parmi 157 pays.

Les six jeunes Afghanes d'Hérat s'étaient d'abord vu refuser leurs visas d'une semaine après deux entretiens avec les autorités consulaires, selon des médias américains.

Une version adoucie du décret anti-immigration du gouvernement Trump est récemment entrée en vigueur, limitant les entrées de visiteurs en provenance d'Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen et ce en attendant la décision finale de la Cour suprême sur ce texte. Les visiteurs originaires d'Afghanistan, où l'armée américaine entretient un contingent 8.400 hommes, ne sont pas visés par ce décret.

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