NOUVELLES
14/07/2017 17:22 EDT

Un nouvel outil pour les planchistes en vue des Jeux olympiques

À un peu plus de six mois des Jeux olympiques, chaque infime détail compte dans la préparation d'un athlète. Aussi bien dire que l'installation d'un coussin d'atterrissage (airbag landing) au centre Maximise, à Sainte-Agathe-des-Monts, est un pas de géant pour l'entraînement des planchistes qui aspirent à une médaille à Pyeongchang.

Un texte d’Olivier Tremblay

La structure unique en Amérique du Nord n’a rien à voir avec les jeux gonflables des fêtes foraines. D’une dimension de 1100 mètres carrés, il attend les athlètes au bout d’une longue piste dont la texture vise à imiter la neige qu’on trouve à bien des endroits à ce temps de l’année sur la planète, mais pas au Québec.

Dorénavant, plus besoin de s’expatrier pour s’entraîner. Les planchistes comme Laurie Blouin, championne du monde en titre de slopestyle, Maxence Parrot, triple médaillé aux Winter X Games, et Sébastien Toutant, quintuple médaillé à ces jeux, peuvent continuer de s’exercer chez eux, sous l’œil attentif du propriétaire des lieux, leur entraîneur, Maxime Hénault.

Les frais de déplacement vont chuter, tout comme le temps gaspillé dans les avions. Et le coussin d’atterrissage est plus sécuritaire que l’imprévisible neige. Les conditions de glisse ne sont plus aléatoires.

La pression vient-elle d’augmenter en vue des Jeux? Sans doute. Mais cela convient parfaitement aux aspirants au titre olympique.

Hénault espérait offrir ce cadeau à ses athlètes depuis qu’il en avait vu un semblable au Japon. Il est moins riche de 250 000 $, mais il assure que l’investissement en vaut la peine. Déjà, ses futurs Olympiens se le sont approprié, et ceux-ci en profitent pour prodiguer des conseils à la prochaine génération.

Pour l’Association Québec Snowboard (AQS), les vertus de la nouvelle piste d’entraînement ne se limitent pas qu’à l’aspect sportif.

En raison de toutes les ressources qu’ils devaient consacrer à leur préparation, des athlètes ont dû faire le choix déchirant entre leur sport et l’école par le passé. Ils n’auront plus à le faire, se réjouit Caroline Parent-Legault, membre du conseil d’administration de l’AQS, elle-même maman d’un jeune planchiste.