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14/07/2017 10:20 EDT | Actualisé 14/07/2017 10:40 EDT

GB: La Haute cour de Londres tranchera sur le sort d'un bébé malade le 25 juillet

La décision de la Haute cour de Londres d'autoriser ou non un traitement expérimental pour le bébé gravement malade Charlie Gard, dont le maintien ou non en vie oppose ses soignants et sa famille, sera rendue le 25 juillet, a annoncé le juge chargé de l'affaire vendredi.

Le médecin américain Michio Hirano, qui se propose d'administrer ce traitement expérimental, sera présent à Londres lundi et mardi pour examiner l'enfant de onze mois qui souffre d'une maladie génétique neurodégénérative, le syndrome de déplétion de l'ADN mitochondrial.

Cette pathologie affecte les cellules responsables de la production d'énergie et de la respiration, le laissant incapable de respirer sans ventilation artificielle.

Dr Hirano a expliqué jeudi par vidéoconférence que ce traitement, jamais administré à un individu, pourrait améliorer "d'au moins 10%" la force musculaire du bébé, laissant entendre que cela laisserait l'enfant capable de respirer quelques heures par jour sans ventilation artificielle.

La mère de Charlie Gard, Connie Yates, a obtenu la permission d'assister à la rencontre - en présence d'un médiateur indépendant - entre Michio Hirano et les médecins du Great Ormond Street Hospital qui soignent l'enfant et sont favorables à un arrêt des soins, les jugeant contraire à l'intérêt du bébé.

Les parents du bébé veulent eux tout tenter et notamment pouvoir l'emmener aux Etats-Unis pour qu'il reçoive ce traitement expérimental.

La Haute cour de Londres doit décider ou non de confirmer sa décision prise en avril de préconiser la fin du maintien en vie du bébé au motif principal qu'il n'était pas dans l'intérêt de l'enfant de prolonger les soins.

Cette décision, qui suivait l'avis de l'hôpital, avait été ensuite confirmée par la Cour d'appel, la Cour suprême, puis la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) le 27 juin.

Les médecins de l'hôpital britannique qui soignent l'enfant ont réclamé cette nouvelle audience devant la Haute Cour qui a débuté lundi, pour que les "nouveaux éléments pour un traitement expérimental" proposés par "deux hôpitaux internationaux", l'un américain et l'autre italien, soient exposés et étudiés.

Ces médecins continuent toutefois de penser que prolonger le traitement serait "injustifié", au regard des souffrances endurées par l'enfant, mais souhaitent que la justice tranche ce cas qui mobilise au Royaume-Uni et à l'étranger les cercles chrétiens.

Le pape François et le président américain Donald Trump ont tous deux apporté leur soutien aux parents de l'enfant.

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