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06/07/2017 12:41 EDT | Actualisé 06/07/2017 13:42 EDT

Les ventes immobilières dans la région de Toronto ont plongé de 37,3% en juin

TORONTO — Les ventes de logements dans la grande région torontoise ont plongé de 37,3 pour cent le mois dernier, par rapport à l'an dernier, a indiqué jeudi la chambre immobilière du Grand Toronto, après la mise en place de nouvelles mesures visant à calmer un des marchés immobiliers les plus actifs de l'Amérique du Nord.

Selon la chambre immobilière, pas moins de 7974 logements ont changé de mains en juin, tandis que le nombre de nouvelles inscriptions à la vente a grimpé de 15,9 pour cent sur un an, pour atteindre 19 614.

Le prix moyen pour toutes les propriétés s'est établi à 793 915 $, ce qui représente une hausse de 6,3 pour cent par rapport au même mois l'an dernier, mais une baisse de 8,1 pour cent par rapport au mois de mai.

«Il n'y a aucun doute que le marché a changé», a observé le directeur régional de Re/Max pour l'Ontario et le Canada atlantique, Christopher Alexander.

Le gouvernement ontarien a notamment imposé une taxe de 15 pour cent, rétroactive au 21 avril, destinée aux acheteurs étrangers qui investissent dans la région du Greater Golden Horseshoe, en plus d'étendre les contrôles sur les loyers et de permettre à Toronto et à d'autres municipalités de prélever une taxe sur les logements vacants.

«Même si nous observons une baisse substantielle des ventes ces derniers mois, il ne semble pas que les achats étrangers ou un repli de l'activité étrangère d'achat, soient à la source de cela», a pour sa part noté Jason Mercer, le directeur de l'analyse du marché pour la chambre immobilière.

«Je ferais plutôt valoir que nous sommes sur le côté psychologique des choses, où les gens voient une nouvelle mesure importante ciblant le marché et prennent un peu de recul, pour temporairement réévaluer leur position sur le marché avant de peut-être le regagner.»

Les ventes de logements sur le marché torontois avaient reculé de 20,3 pour cent en mai, par rapport à l'an dernier. Le déclin correspond essentiellement à celui observé sur le marché de Vancouver, l'an dernier, lorsque le gouvernement britanno-colombien a imposé une taxe de 15 pour cent pour les acheteurs étrangers à la fin août.