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06/07/2017 13:14 EDT | Actualisé 06/07/2017 13:20 EDT

Affrontements entre police et manifestants à la veille du G20

Des affrontements ont éclaté jeudi soir entre plusieurs milliers de manifestants anti-G20 et la police à Hambourg en Allemagne, ajoutant à la tension pesant sur le premier sommet de ce type pour Donald Trump qui s'ouvre vendredi.

Ces violences ont fait neuf blessés légers, sept policiers et deux manifestants, selon un premier bilan de la police locale, qui a dit avoir procédé à "plusieurs interpellations".

Des incidents se poursuivaient en divers endroits de ce port du Nord de l'Allemagne dans la soirée, tandis que quelques milliers de personnes continuaient à défiler, dans le calme cette fois, sous étroite surveillance des forces anti-émeutes.

Ces affrontements sont à l'image de la tension qui s'annonce dans l'enceinte qui accueille le sommet, avec de nombreux sujets conflictuels de discussion entre le président américain Donald Trump et les autres dirigeants.

- Première rencontre Trump/Poutine -

M. Trump doit rencontrer vendredi en marge de la réunion pour la première fois son homologue russe Vladimir Poutine.

En guise de préambule, il a sévèrement critiqué la Russie jeudi à Varsovie, au premier jour de sa tournée européenne, et s'est inquiété de l'avenir même de l'Occident.

Les Etats-Unis, a-t-il dit, travaillent avec leurs alliés pour s'opposer "aux actions de la Russie et à son comportement déstabilisateur", citant notamment le conflit en Ukraine, le soutien russe à l'Iran et à la Syrie.

La rencontre entre les chefs d'Etat américain et russe sera un des temps fort du sommet et particulièrement surveillé compte tenu des mauvaises relations entre les deux pays sur fond d'enquête sur l'influence russe dans l'entourage de M. Trump.

Ce dernier a du reste admis à Varsovie que la Russie avait pu s'immiscer dans l'élection présidentielle de 2016.

Les discussions du sommet s'annoncent aussi difficiles sur le climat et le commerce.

- Bienvenue "en enfer" -

Les incidents ont commencé dans la soirée peu après le départ d'un cortège de 12.000 personnes, selon la police, venus protester contre la tenue de la réunion des principaux dirigeants mondiaux. Un rassemblement à proximité immédiate du lieu du sommet du G20 à Hambourg, considéré comme un bastion de la contestation violente.

Après plusieurs avertissements, la police a chargé la foule et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser plusieurs centaines d'extrémistes encagoulés et habillés de noir, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Bouteilles, pierres, pavés et pétards ont été jetés sur les policiers qui ont riposté en déployant à plusieurs reprises leurs canons à eau.

La police a précisé que son porte-parole avait été agressé par des protestataires, alors qu'il donnait une interview, et a dû se réfugier dans un véhicule de pompiers.

Elle a fait état de plusieurs voitures incendiées, de vitrines de magasins et de banques endommagées, ainsi que de barricades érigées dans certains quartiers par les manifestants les plus déterminées.

La police a mis officiellement fin à la manifestation principale vers 18H30 GMT, avant d'accepter qu'un nouveau cortège de quelques milliers de personnes reprennent le défilé dans le calme. Et sous haute surveillance.

- 100.000 manifestants sur plusieurs jours -

La manifestation qui a dégénéré avait été organisée sous le slogan "Welcome to Hell" ("Bienvenue en enfer") et avec une banderole de tête portant le slogan "Pulvériser le G20".

Les participants, ont été stoppés par la police au bout de seulement 300 mètres de parcours.

Ils étaient partis du "quartier des poissons", près de l'Elbe et se dirigeaient vers le centre des congrès où le sommet se tiendra vendredi et samedi, avec l'intention d'"encercler" géographiquement le lieu.

Ce rassemblement à l'initiative d'une "alliance autonome et anticapitaliste", promettait d'être l'un des plus musclés en marge du sommet.

Selon les autorités, jusqu'à 100.000 manifestants devraient battre le pavé sur plusieurs jours.

Un autre grand rassemblement, à l'initiative de la mouvance d'extrême gauche, est prévu samedi en fin de matinée.

Quelque 20.000 policiers venus de toute l'Allemagne ont été déployés dans la grande cité portuaire à l'occasion du sommet face aux risques d'attentat et de débordement.

Vendredi, les manifestants entendent cette fois empêcher l'accès des chefs d'Etat au centre des congrès. De gros blocs de béton et des barrières de métal ont été déployés tout autour.

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