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24/06/2017 07:00 EDT | Actualisé 24/06/2017 07:20 EDT

Le chef de l'OEA refuse de lâcher son poste pour faire revenir le Venezuela

Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a exclu samedi de quitter son poste pour permettre le retour du Venezuela au sein de l'organisation régionale.

"J'ai reçu une proposition de négociation: ma démission en échange d'un retour du Venezuela dans l'OEA", a déclaré le chef de l'OEA dans une vidéo sans autres précisions.

Mais "jamais nous ne renoncerons tant que nous n'aurons pas obtenu la liberté du Venezuela", a ajouté le diplomate uruguayen. Il a proposé de démissionner "en échange de la liberté du Venezuela".

M. Almagro s'est dit prêt à quitter la tête de l'OEA "quand il y aura des élections nationales libres et transparentes" au Venezuela et "quand seront libérés tous les prisonniers politiques et amnistiés les exilés".

Il a aussi posé comme condition de poursuivre en justice les "meurtriers de chaque manifestant ainsi que toute la chaîne de commandement".

Des manifestations quasi quotidiennes de l'opposition au Venezuela ont entraîné la mort d'au moins 74 personnes depuis début avril.

Le Venezuela a notifié le 28 avril son retrait de l'OEA --un processus qui doit prendre 2 ans--, dont il accuse certains pays d'"ingérence" et d'"interventionnisme" dans le but de faire chuter le gouvernement en place à Caracas.

L'opposition réclame des élections, alors que le Venezuela souffre de la baisse des prix de l'or noir depuis la mi-2014 et est confronté à des pénuries alimentaires, de médicaments ou d'autres produits de base.

L'OEA réunie au Mexique la semaine dernière n'est pas parvenue à s'entendre sur une proposition de Washington de mettre sur pied une médiation régionale.

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