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24/06/2017 08:33 EDT | Actualisé 24/06/2017 08:40 EDT

A Paris, un projet de "pacte mondial" pour l'environnement que Macron portera à l'ONU

Le président français Emmanuel Macron s'est engagé à porter "dès septembre" devant l'ONU un projet de "pacte mondial pour l'environnement" présenté samedi à Paris par des juristes, personnalités politiques, experts et militants écologistes pour renforcer le droit de l'environnement.

"Sur la base de cet avant-projet de pacte mondial pour l'environnement, je m'engage non pas simplement à venir faire un discours (...) mais à agir", a déclaré le chef de l'État, en promettant de le porter "dès septembre prochain" devant les Nations unies, en clôturant une journée consacrée à la présentation du texte.

Les promoteurs du "pacte" ont appelé samedi à agir vite pour assurer à chacun un environnement sain, via, notamment, un renforcement du droit international.

"Less talk, more action" ("moins de paroles, plus d'action"), a résumé le Français Laurent Fabius, ancien président de la COP21, la conférence de l'ONU qui a scellé l'accord de Paris sur le climat en 2015, en empruntant à l'acteur américain Arnold Schwarzenegger l'une des ses formules préférées.

"Notre objectif, c'est l'action", a-t-il insisté devant quelques centaines de personnes réunies à la Sorbonne, prestigieuse université parisienne, parmi lesquelles l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, l'ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger et le ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot.

Des juristes ont travaillé tard dans la nuit de vendredi à samedi à ce document.

L'objectif est de le transformer en traité international affirmant de grands principes en matière d'environnement, comme ceux du pollueur-payeur, de la non régression du droit, de l'accès à la justice, le principe de réparation ou celui de précaution.

Ses promoteurs souhaitent ainsi en faire un texte opposable aux États, que l'on pourrait invoquer contre les États, à la différence des textes internationaux actuels sur l'environnement qui, comme la Déclaration de Rio de 1992, sont purement déclaratifs.

Ce "troisième pacte", après celui sur les droits civils et politiques et celui sur les droits économiques, sociaux et culturels, adoptés en 1966, "reconnaîtra pour la première fois les droits de l'environnement", a souligné M. Fabius, aujourd'hui président du Conseil constitutionnel français.

"Maintenant se lève grâce à vous une nouvelle mobilisation (...) pour donner ce cadre juridique qui nous facilitera la tâche" pour affronter les enjeux de long terme, a relevé Nicolas Hulot, militant écologiste devenu ministre.

Il a assuré que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait décidé de mobiliser "prioritairement la diplomatie française sur ce sujet-là".

Le président Macron a cependant souligné que "le processus (...) pour faire ratifier ce pacte mondial sera(it) lent, difficile".

"Sur le plan planétaire, nous devons franchir une nouvelle étape après l'accord de Paris" sur le climat de 2015, a-t-il ajouté.

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