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20/06/2017 08:44 EDT | Actualisé 20/06/2017 09:00 EDT

Une publicité pour indemniser des passagers à l'aéroport de Montréal interdite

Une société qui offrait aux passagers, victimes de sur-réservation ou d'annulation de vols, d'engager une procédure d'indemnisation auprès des compagnies aériennes, s'est vue interdire d'afficher sa publicité dans les aéroports de Montréal et de Toronto, a indiqué mardi son dirigeant.

"Obtenez jusqu'à 1.800 dollars par passager", promettait la société Vol en Retard sur des panneaux publicitaires pour des voyageurs dont le vol est annulé ou en retard, ou tout simplement privés d'embarquement en raison du "surbooking" (sur-réservation) de la compagnie aérienne.

Si l'aéroport Pearson de Toronto a bloqué l'affichage de cette publicité, l'aéroport Trudeau de Montréal l'a retirée au bout de cinq jours, selon Jacob Charbonneau, patron de Vol en Retard.

"C'est le devoir des aéroports d'afficher les droits des consommateurs, ou du moins de ne pas nous empêcher de le faire", a déploré à l'AFP Jacob Charbonneau.

"Ce sont des règlements, des lois auxquelles les compagnies aériennes doivent se soumettre", a-t-il assuré.

La société, créée il y a tout juste un an, propose d'effectuer les démarches pour réclamer de la part des passagers lésés une compensation auprès des compagnies aériennes en échange d'une commission de 25% du montant obtenu en cas de succès.

La publicité avait été affichée dans le terminal à l'aéroport de Montréal et devait y rester deux ans, a indiqué Jacob Charbonneau.

La régie publicitaire Astral a informé la société que l'aéroport de Montréal avait subi une "pression" des compagnies aériennes pour retirer cette publicité, selon M. Charbonneau.

Une version contestée par l'aéroport dont la porte-parole Stéphanie Lepage, parle plutôt d'une "erreur dans le mécanisme d'approbation" de la publicité.

Dans le cas d'une "prise de position susceptible de semer la controverse" en nuisant à un partenaire et client, par exemple, l'aéroport peut décider de ne pas afficher une publicité, a-t-elle expliqué.

Finalement, ce retrait de publicité largement médiatisé semble bénéficier à Vol en Retard qui, depuis mardi matin reçoit "une réclamation toutes les trois minutes", s'est félicité son PDG.

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