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20/06/2017 13:13 EDT | Actualisé 20/06/2017 13:20 EDT

Un homme "neutralisé" après une explosion dans une gare de Bruxelles

Un individu a été "neutralisé" mardi soir par des soldats belges après l'explosion de son bagage dans la gare de Bruxelles-Central, qui n'a pas fait de blessé.

Selon un témoin, l'auteur a crié "Allah Akbar" juste avant l'explosion, qui a causé un fort souffle, selon la police.

"Les militaires l'ont neutralisé avec des coups de feu" vers 20H50 (18H50 GMT), a indiqué un porte-parole de la police belge, Peter De Waele.

"On ne sait pas s'il est mort ou pas", a déclaré une porte-parole de la police locale à la chaîne de télévision belge RTL.

Vers 22H30 (20H30 GMT), le suspect était toujours au sol, immobile, et le service de déminage vérifiait la présence éventuelle d'explosifs sur lui, selon les informations transmises par le parquet fédéral, chargé des affaires de terrorisme et qui a pris la main sur l'enquête, à l'agence Belga.

La gare a été bouclée par les forces de l'ordre et évacuée, ce qui a provoqué un "réel mouvement de panique", selon un porte-parole d'Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire belge.

"Des gens traversaient des voies", a-t-il ajouté. Tout le trafic ferroviaire a été interrompu.

La "petite explosion", selon les termes utilisés par la police, semble être provenue d'une valise, selon un témoin. Des photos de témoins sur les réseaux sociaux montraient une gerbe de feu de plusieurs mètres dans les couloirs de la gare, apparemment peu fréquentés.

"A l'entresol, quelqu'un criait. J'ai pas prête attention. Puis il a crié Allah Akbar. Et là il a fait exploser le trolley (valise à roulettes, ndlr)", a déclaré Nicolas Van Herrewegen, témoin direct de la scène, agent de triage de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB).

"C'était pas vraiment une grande explosion mais l'impact était pas mal. Autour à deux trois mètres les gens sont partis en courant", a témoigné l'agent de triage.

Le parquet fédéral devait donner une conférence de presse dans la soirée.

- Situation 'sous contrôle' -

La situation était "sous contrôle" dans la gare, qui se trouve en plein centre de Bruxelles et à quelques encablures de la fameuse Grand Place de la capitale belge, a précisé le Centre de crise belge sur Twitter.

Toutes les rues autour étaient bloquées par de nombreux véhicules de police et militaires armées, a constaté un journaliste de l'AFP. Des policiers en arme avec gilet pare-balles étaient postés.

Cet incident survient dans un contexte de multiplication des attaques terroristes jihadistes en Europe ces derniers mois, en particulier au Royaume-Uni et en France.

Lundi après-midi, un homme fiché pour son appartenance à la "mouvance islamiste radicale" a tenté de volontairement percuté avec sa voiture un fourgon de gendarmerie sur les Champs-Elysées à Paris, à quelques centaines de mètres de l'endroit où un policier avait été tué par un jihadiste il y a deux mois.

Après avoir été extrait du véhicule par les forces de l'ordre, l'assaillant a succombé peu après d'un "arrêt cardio-respiratoire", probablement causé par "un effet de souffle" et par "l'inhalation de fumées", a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Bruxelles avait été touchée le 22 mars 2016 par des attentats revendiqués par l'organisation Etat islamique (EI). Des jihadistes s'étaient fait exploser dans le métro et à l'aéroport de Bruxelles, faisant 32 morts.

L'enquête avait montré qu'ils appartenaient à la même cellule que celle qui a frappé Paris le 13 novembre 2015, faisant 130 morts.

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