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20/06/2017 07:03 EDT | Actualisé 20/06/2017 07:20 EDT

Sex-tape de Valbuena: la justice dira le 11 juillet si l'enquête est valide

La Cour de cassation, plus haute juridiction française, rendra le 11 juillet sa décision concernant la validité de l'enquête sur une tentative de chantage à la sex-tape visant l'international de football français Mathieu Valbuena.

La défense de Karim Benzema, l'attaquant vedette du Real Madrid, mis en examen dans cette affaire, remet en effet en cause la "loyauté" de l'enquête qui a conduit à le mettre en cause, lui et son ami d'enfance, Karim Zenati, pour tentative de chantage ou complicité et participation à une association de malfaiteurs.

M. Zenati est soupçonné d'avoir fait l'intermédiaire entre les cerveaux du chantage et Karim Benzema. Ce dernier est accusé d'avoir approché Valbuena pour qu'il paie.

L'enquête a été validée le 16 décembre par une cour d'appel mais leur défense a contesté cette décision, conduisant la Cour de cassation à se pencher sur le dossier, pour la première fois lors d'une audience publique.

Les avocats de MM. Benzema et Zenati estiment que les preuves sont sujettes à caution en raison du rôle joué par un policier qui s'était fait passer pour un homme de confiance de Valbuena, au moment où le chantage a pris forme.

Alors que le milieu offensif international avait été contacté à partir de juin 2015 par un maître-chanteur qui l'avait menacé de divulguer une vidéo intime, il lui avait été demandé de désigner une personne de confiance pour négocier.

Avec l'accord de la justice, c'est un commissaire de police qui allait jouer ce rôle.

La défense de MM. Benzema et Zenati a reproché au policier d'avoir provoqué l'infraction, en ayant un "rôle très actif".

"C'est lui le premier qui parle de contrepartie", a notamment plaidé Me Patrice Spinosi.

"Absurde", a répliqué l'avocat de Mathieu Valbuena, Frédéric Thiriez, par ailleurs ancien président de la Ligue professionnelle de football (LFP).

L'infraction était "déjà constituée" lorsqu'est intervenu le policier, le 20 juin 2015, pour demander des preuves de l'existence de la vidéo.

Un point de vue partagé par l'avocat général Patrick Bonnet qui a considéré que le policier n'avait eu "qu'un rôle d'intermédiaire" et a demandé le rejet du pourvoi et la validation de la procédure.

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