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20/06/2017 10:33 EDT | Actualisé 20/06/2017 10:40 EDT

Menace sur la place Tito à Zagreb

La place de Zagreb baptisée en l'honneur de l'ancien leader yougoslave Josip Broz Tito pourrait être débaptisée, une exigence d'un parti de droite pour participer à une coalition municipale.

Récemment vainqueur de l'élection municipale, le maire Milan Bandic a besoin du soutien du parti "Les indépendants pour la Croatie" (droite) pour obtenir une majorité.

Or ce parti ne veut plus entendre parler de Tito, qui a régné sur la Yougoslavie, de la Deuxième guerre mondiale à sa mort en 1980.

"Comment est-il possible que dans une Croatie démocratique et indépendante, un quelconque espace public soit baptisé au nom d'un dictateur communiste et potentat yougoslave?", a demandé un responsable du parti, Zlatko Hasanbegovic, dans un entretien à l'AFP.

Il a demandé à ce que la place soit baptisée "sans délai" d'un nouveau nom, faute de quoi les cinq élus de son parti ne soutiendraient pas Bandic. "Ce n'est pas un chantage mais une exigence politique très claire, et fondée sur des principes", a-t-il dit.

Connu pour ses opinions nationalistes souvent controversées, Zlatko Hasanbegovic a été exclu du parti de centre droit au pouvoir, le HDZ. Il a été accusé par le passé de révisionnisme sur le rôle de l'Etat croate oustachi pronazi.

Tito conserve de nombreux admirateurs dans l'ex-Yougoslavie, où des statues en son honneur peuvent être vues, à Skopje ou à Belgrade.

Dix ans après sa mort, la Yougoslavie s'était désintégré dans une série de conflits sanglants. Ses six ex-Républiques sont désormais autant de pays indépendants.

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