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20/06/2017 10:54 EDT | Actualisé 20/06/2017 11:00 EDT

Les huiles de l'UE ne veulent aucun mal à la "chic" frite belge

La Commission européenne a vigoureusement démenti mardi son intention d'interdire les frites belges, un met qu'elle juge trop "chic" pour être victime de ses ardeurs bureaucratiques.

La panique s'est emparée du royaume, dont la frite est l'un des plats emblématiques, lorsque le ministre flamand du Tourisme Ben Weyts a adressé une lettre au commissaire européen à la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, en défense de la frite belge, en danger, selon lui, si un projet de réglementation de l'acrylamide était adopté.

L'acrylamide, qui est classée comme cancérigène probable par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), se forme dans les aliments quand ils sont frits ou cuits à haute température, notamment dans les aliments à base d'amidon, comme les frites. Or la recette de la frite belge est célèbre pour sa "double-cuisson", qui augmente la présence d'acrylamide.

D'où l'inquiétude de M. Weyts.

Il est important "d'avancer prudemment et de ne pas prendre de mesures qui auraient des effets indésirables et considérables sur notre riche patrimoine gastronomique", s'est-il ému.

Pas d'inquiétude, lui a rétorqué Margaritis Schinas, un porte-parole de la Commission, mardi, "la Commission n'a aucune intention de bannir la frite belge ou tout autre type de frite qui existe. Elle est très attachée aux aspects culinaires dans nos Etats membres".

Et de conclure: "la frite c'est chic. Passons aux choses plus +crispy+ (croustillantes)".

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