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20/06/2017 12:04 EDT

La gestion des arénas de Québec critiquée

Dans son deuxième rapport, le vérificateur général de la Ville de Québec, Michel Samson, souligne la mauvaise gestion des arénas, l'absence de reddition adéquate au Bureau des grands événements et le nombre élevé d'heures supplémentaires au Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Un texte de Louise Boisvert

« Il va falloir un véritable changement de culture », a affirmé d’entrée de jeu le vérificateur général en parlant de l’administration des 13 arénas de la Ville de Québec.

Michel Samson est catégorique, il y a un manque flagrant d’informations sur les besoins en heures de glace, ce qui réduit l’efficience de ses équipements. La tarification varie également d’un endroit à l’autre.

« Il est temps que la Ville adopte une vision globale et qu’elle assure un leadership », soutient Michel Samson, qui dénonce le travail en silo, un héritage des anciennes villes selon lui.

Ce qui pose problème, ce sont les heures de glace offertes en dehors des heures de pointe, les soirs et les fins de semaine. Ça représente 10 000 heures sur le territoire qui sont sous-utilisées.

Manque de transparence

Depuis les célébrations visant à souligner le 400e anniversaire de Québec, l’administration Labeaume mise sur les grands événements pour faire rayonner la Ville. En 2015, un montant de 10 millions $ a été alloué à l’organisation de 119 événements.

Le vérificateur général reconnaît que l’expertise que la Ville a développée dans ce domaine, mais affirme que le Bureau des grands événements ne donne pas suffisamment d’informations sur les critères de sélection des événements qu'il finance ni sur les retombées économiques que ceux-ci génèrent.

Il souligne également l'absence de reddition de compte de la part de l'organisme chargé d'organiser les grands événements.

« On ne sait pas trop pourquoi on recommande 50 000 $ ou 200 000 $ pour un événement », relève M. Samson.

Heures supplémentaires au RTC

Le vérificateur général souligne également certaines irrégularités dans la gestion des congés des employés d’entretien au RTC.

Michel Samson donne l’exemple du vendredi, journée où il se prend le plus de congés en heures compensées. C’est aussi la journée où il se fait le plus d'heures supplémentaires.

En 2015, les heures supplémentaires ont coûté 2 millions $ et le vérificateur estime que l’on ne connaît pas suffisamment les causes.

Signalement des fraudes et inconduites

C’est le vérificateur général qui gère la ligne de signalement mise en place pour les employés qui souhaitent dénoncer de façon anonyme des événements qu’ils jugent suspects.

Dans la dernière année, le vérificateur n’a traité que treize plaintes et une seule a été transmise aux autorités municipales.

Michel Samson croit qu’il serait temps de relancer la ligne de signalement pour rappeler aux employés qu’elle existe.