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20/06/2017 06:11 EDT | Actualisé 20/06/2017 06:20 EDT

L'Europe renonce à lancer une sonde vers un astéroïde en 2020

L'Europe renonce à envoyer en 2020 une sonde vers l'astéroïde Didymos, faute d'argent et de temps, a indiqué l'Agence spatiale européenne (ESA) au Salon de l'aéronautique et de l'espace au Bourget, près de Paris.

"Nous devons renoncer à cette mission précise car nous manquons de temps", a déclaré à l'AFP Jan Woerner, directeur général de l'ESA. "Mais nous allons faire une nouvelle proposition aux Etats membres de l'ESA lors de la prochaine conférence ministérielle en 2019", a-t-il dit.

Cette sonde AIM faisait partie d'une mission conjointe entre la Nasa et l'ESA, baptisée AIDA, destinée à vérifier s'il est possible de modifier la course d'un astéroïde.

L'agence spatiale américaine a prévu pour cela d'organiser une collision entre un projectile lancé depuis la Terre et la petite Lune d'un astéroïde Didymos, qui se trouvera à 13 millions de kilomètres "seulement" de la Terre en 2022.

Actuellement, le volet américain suit son cours normalement. Les Américains doivent envoyer dans l'espace en 2020 un engin autoguidé baptisé DART (Double Asteroid Redirection Test). Il doit percuter deux ans plus tard le satellite naturel de Didymos, surnommé "Didymoon", qui mesure 160 mètres de diamètre.

Les Européens, eux, étaient censés expédier fin 2020 la sonde AIM à la rencontre de l'astéroïde Didymos et de "Didymoon" afin d'étudier en 2022 leurs caractéristiques avant l'impact. La caméra d'AIM devait ensuite prendre des images de l'impact.

Mais la mission AIM n'a pas réussi à recueillir un financement suffisant de la part des Etats membres lors du Conseil ministériel de l'ESA à Lucerne (Suisse) en décembre.

Confiant sa "déception", le directeur général de l'ESA Jan Woerner avait souligné que la mission n'avait "pas été annulée" et que l'agence travaillait à une version "plus légère" d'AIM.

Six mois plus tard, la direction de l'ESA doit donc jeter l'éponge sur ce projet précis.

"Nous allons donc continuer à coopérer avec les Américains pour les aider dans leur mission" DART. "Nous allons essayer d'en faire partie" en "participant avec de la technologie", a dit M. Woerner.

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