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20/06/2017 09:54 EDT | Actualisé 20/06/2017 10:00 EDT

Conseil européen: Paris espère la création d'un fonds UE de la défense

Pour son premier conseil européen jeudi et vendredi, le président français Emmanuel Macron espère voir entérinée la création d'un fonds européen de la défense, l'un des outils pour renforcer une politique de défense européenne, selon l'Elysée.

Pour ce conseil, Paris et Berlin présenteront des contributions communes sur la défense, la politique migratoire, le climat, la lutte anti-terroriste et la protection commerciale de l'Europe, signe d'un renforcement de la coordination franco-allemande sur ces grands sujets.

Dans le domaine de la défense, la Commission européenne a présenté le 7 juin un projet qui doit mobiliser 5,5 milliards d'euros par an d'investissements pour la défense européenne, avec des scénarios d'intégration militaire renforcée des 27. "La France et l'Allemagne soutiennent activement ces propositions ambitieuses. Nous espérons que le Conseil européen validera ce choix", a souligné la présidence française.

Sur le climat, le Conseil européen devrait rappeler l'engagement de l'Europe à soutenir l'Accord de Paris et à le promouvoir à l'international. Sur la protection commerciale, la France souhaite que le Conseil renforce les engagements de l'Europe de mobiliser des outils antidumping si nécessaire.

Ce sera aussi l'occasion pour le président français d'exposer sa vision d'une "Europe qui protège". "Les Français ont voté en connaissance de cause, une position renforcée par les élections (législatives) qui démontrent à ses partenaires qu'il a une majorité pour mettre en oeuvre son programme", fait valoir l'Elysée.

Les 27 prévoient une séance de travail sur le Brexit jeudi, qui fera le point sur le début des négociations avec le Royaume-Uni qui ont démarré lundi. Ils examineront notamment le processus de choix de villes d'accueil pour déménager les deux agences européennes basées à Londres (Agence européenne du médicament, Autorité bancaire européenne) que se disputent les Etats-membres. Le choix lui-même n'aura lieu qu'en octobre.

Emmanuel Macron prévoit enfin des réunions bilatérales avec des chefs d'Etat de pays d'Europe de l'Est, notamment sur le délicat sujet de la directive sur le travail détaché (le président roumain Klaus Iohannis et les quatre chefs d'Etat du "groupe de Visegrad", Pologne, République Tchèque, Hongrie, Slovaquie). Mais le conseil ne devrait pas encore trancher sur ce sujet.

Le président français appliquera son credo "ni de droite ni de gauche" au niveau européen puisqu'il ne participera à aucune des réunions de groupes de chefs d'Etat par affiliation politique.

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