NOUVELLES
20/06/2017 14:56 EDT | Actualisé 20/06/2017 15:00 EDT

Algérie: le nouveau gouvernement soumet son "plan d'action" à l'Assemblée

Le nouveau Premier ministre algérien, Abdelmajid Tebboune, nommé le 24 mai, a soumis mardi soir à l'Assemblée populaire nationale (APN) le "plan d'action" de son gouvernement, marqué par un projet de réforme des subventions de l'Etat aux aliments et services de base.

Le gouvernement va "lancer une large concertation (...) en vue de l'adaptation progressive de la politique des transferts sociaux" et des subventions aux produits et services de base, a annoncé le Premier ministre aux députés.

Ces transferts sociaux - aides au logement, à la santé et à l'éducation - ainsi que les subventions par l'Etat de produits alimentaires de base (semoule, lait, huile...) et de la fourniture d'eau et d'énergie , représentent 23,7% du PIB selon le FMI.

Ce dispositif-clé de l'économie algérienne, qui permet aujourd'hui à tous les Algériens de bénéficier de produits de base, d'eau courante et d'énergie à très bas coût, ainsi que de soins gratuits ou presque, pourrait, si la réforme aboutit, être modulé en fonction des revenus.

Le gouvernement entend progressivement mettre en place un rééquilibrage tarifaire de la fourniture d'eau ou d'énergie, pour rapprocher le prix payé par les usagers du coût réel, selon le plan d'action présenté par M. Tebboune lors d'une séance nocturne, entamée à l'issue du 'ftor', le repas de rupture du jeûne du ramadan.

Il a assuré à la Chambre basse que seraient préservés "des tarifs appropriés aux ménages à bas revenu".

L'Algérie reste très largement dépendante des hydrocarbures (95% de ses recettes extérieures, 60% du budget de l'Etat) et subit de plein fouet la chute des cours du brut.

Le gouvernement est "conscient des limites d'une stratégie de croissance assise principalement sur la seule dépense publique", a expliqué M. Tebboune.

Il s'est dit déterminé à développer "les secteurs productifs de richesses, de valeur ajoutée et d'emploi, gage de diversification de l'économie nationale fortement dépendante des hydrocarbures".

ayv/amb/plh