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13/06/2017 10:39 EDT | Actualisé 13/06/2017 10:41 EDT

Une «ferme à clics» démantelée en Thaïlande

Trois Chinois ont été arrêtés en Thaïlande, soupçonnnés de diriger une "ferme à clics" qui générait du trafic sur les réseaux sociaux chinois pour doper certaines ventes à l'aide de près de 350 000 cartes SIM.

Le trio a été arrêté dimanche dans une province proche de la frontière cambodgienne dans une maison où près de 500 téléphones étaient branchés à un ordinateur.

D'après la police, ils avaient été engagés par des entreprises chinoises pour "liker" des produits, notamment des plantes médicinales, des bonbons et une compagnie de voyage.

"Ils ont été inculpés car ils sont en Thaïlande avec des visas de tourisme donc n'avaient pas le droit de travailler sans permis et sont aussi accusés de contrebande de marchandises", a expliqué Ruengdet Thammana, des services de l'immigration thaïlandaise.

Les suspects ont fini par attirer l'attention de la police car ils ne sortaient que rarement du bâtiment et ne parlaient à personne. Ils ont été placés en détention provisoire.

Dans ces "fermes à clics", endroits bien souvent tenus secrets, des travailleurs passent leurs journées à gonfler la popularité d'un individu ou d'une entreprise contre rénumération.

L'Inde et les Philippines sont connues pour abriter ce genre d'endroits qui permet de générer du trafic ainsi des revenus publicitaires supplémentaires pour le site fraudeur.

Les géants d'internet sont sous pression sur cette question pour modifier leurs algorithmes qui laissent trop de place aux trafics générés par des robots ou dans les "fermes à clics".

Mais si Google et Facebook ont ​​pris des mesures au cours des derniers mois pour freiner la propagation des fausses nouvelles et de la désinformation, qui ont pu influencer les électeurs lors de la présidentielle américaine de 2016, difficile de lutter contre ce faux trafic.

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