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10/06/2017 01:09 EDT | Actualisé 10/06/2017 01:20 EDT

Mondial-U20: les jeunes talents anglais, enfin une génération de vainqueurs ?

A l'instar de l'attaquant Dominic Solanke ou de l'ailier Ademola Lookman, l'équipe anglaise des moins de vingt ans a du talent à revendre. Elle veut maintenant remporter le Mondial-U20, dimanche face au Venezuela, pour faire oublier le cliché d'une Angleterre souvent douée mais rarement titrée.

Car des regrets, le foot anglais en a eu beaucoup en sélection. Que l'on songe à la génération dorée du milieu des années 2000, celle de Frank Lampard et de Steven Gerrard, deux joueurs fabuleux en club, qui n'ont jamais fait mieux que des quarts de finale d'Euro ou de Mondial en équipe nationale.

Paul Simpson, le sélectionneur des U20, affichait donc un grand sourire jeudi après la nette victoire contre l'Italie (3-1), en mentionnant avec humour sa date de naissance... 1966, soit l'année de la dernière finale de Coupe du Monde disputée par les Anglais, et gagnée face à l'Allemagne de l'Ouest.

"Ce soir, pour être honnête, je vais commencer par boire un verre de vin rouge à l'hôtel" pour fêter ça, a-t-il poursuivi, avant de décrire la partie difficile qui l'attend contre le Venezuela, dimanche à Suwon, en Corée du Sud.

- Inspirations -

Pour gagner, le technicien sait qu'il aura besoin des inspirations de ses joueurs clés. Le premier d'entre eux, Solanke, est un attaquant athlétique qui vient de marquer un doublé en demi-finale face aux Italiens, après avoir inscrit le but de la victoire contre le Mexique en quart.

Le buteur de 19 ans, qui a remporté l'Euro U17 en 2014 avec la sélection, fait figure de grand espoir du foot anglais. En fin de contrat avec Chelsea, où il n'a pratiquement pas joué, il est en passe de s'engager avec Liverpool, même si les Reds doivent encore lever les derniers obstacles juridiques qui les séparent de l'attaquant.

L'autre joueur phare se nomme Ademola Lookman. Le milieu offensif a également marqué contre les Italiens et s'est illustré en 8e de finale en signant un doublé face au Costa Rica.

"Cette génération a vraiment beaucoup de talents", convient le joueur d'Everton, interrogé par l'AFP. "Mais une équipe est toujours plus forte que n'importe quelle individualité", nuance-t-il prudemment.

- Expérience de l'Euro -

Lui comme Solanke insistent sur l'expérience fondatrice de la défaite en demi-finale de l'Euro des moins de 19 ans face... aux Italiens un an plus tôt. Là encore, la qualité individuelle semblait supérieure chez les Anglais, mais la discipline tactique et l'engagement étaient du côté italien.

"Ce qui fait notre force aujourd'hui c'est notre détermination. Même quand nous sommes menés, nous arrivons à revenir. C'est lié à la déception et à la frustration de l'Euro l'année dernière", raconte Solanke.

Autre atout, des footballeurs qui ont l'habitude de jouer ensemble dont un groupe de cinq joueurs issus du club d'Everton. "On s'entraîne ensemble, on se connaît bien, c'est positif", témoigne Lookman. Outre le talent offensif, l'équipe anglaise a également des assurances derrière avec le défenseur de Tottenham Kyle Walker-Peters.

Tout à son rôle de sélectionneur, Paul Simpson préfère pourtant ne pas ressortir de joueurs en particulier et insiste sur "l'état d'esprit du groupe" et la qualité globale de cette génération 97.

Il souligne aussi l'engagement des clubs anglais cette année. "C'est peut être la première fois qu'ils respectent vraiment cette Coupe du Monde en laissant partir leurs joueurs avant la fin du championnat. Ca n'arrivait pas avant. C'est bien pour notre football", note-t-il.

"Ce que l'on doit faire, c'est continuer à accompagner nos joueurs dans leur développement", conclut l'entraîneur, en espérant sans doute se servir un grand verre de vin dimanche soir, après la finale.

adc/arb