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Sans majorité absolue, May veut former un nouveau gouvernement

La première ministre du Royaume Uni Theresa May se rendra à Buckingham Palace ce matin afin de demander à la reine l'autorisation de former le prochain gouvernement. La leader conservatrice, qui a perdu son pari électoral ainsi que la majorité absolue au Parlement, pourrait avoir besoin de l'appui du Parti démocrate unioniste d'Irlande du Nord (DUP).

La première ministre May, qui avait appelé les électeurs aux urnes afin d’obtenir un mandat fort pour négocier le Brexit avec l’Union européenne, a obtenu 317 sièges alors que la majorité absolue se situe à 326, sur un total de 650. Elle a perdu, une douzaine de sièges.

Le Parti démocrate unioniste d'Irlande du Nord (DUP) a obtenu, lui, dix sièges.

Le Parti travailliste a de son côté remporté 261 sièges, un résultat inespéré il y a encore quelques semaines. Il s'agit d'un gain de 29 sièges.

« Notre position est très claire, nous voulons un Brexit qui mette l'emploi en premier, a déclaré le chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn. « De ce fait, la chose la plus importante est un accord commercial avec l'Europe », a-t-il ajouté.

« Nous ne savons pas quand les discussions sur le Brexit commenceront, a déclaré le président du conseil européen, Donald Tusk. « Nous savons quand elles doivent s'achever. Faites le maximum pour éviter un « no deal » (une absence d'accord). »

« Les négociations sur le Brexit devraient débuter quand le Royaume-Uni sera prêt; le calendrier et les positions de l'UE sont clairs, a déclaré le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier. « Unissons nos efforts pour conclure un accord », a-t-il répété.

Le chef du parti europhobe Ukip Paul Nuttall a annoncé vendredi sa démission, tirant les conclusions des législatives Britanniques lors desquelles son parti a perdu son unique siège. « Une nouvelle ère doit commencer avec un nouveau leader », a déclaré lors d'une conférence de presse celui qui n'a jamais su faire oublier Nigel Farage et ancien leader de l'Ukip.

Le Brexit et la sécurité intérieure, dans ce pays ébranlé par trois attentats revendiqués par le groupe armé État islamique (EI) qui ont fait 35 morts en moins de trois mois, ont été au cœur des préoccupations des électeurs qui ont voté jeudi. Le taux de participation a été de 68,7 %, le plus élevé pour des élections législatives depuis 1997.

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