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Morneau et son homologue américain évoquent une amélioration de l'ALENA

Malgré les tensions apparues à l'approche des renégociations sur l'Accord de libre-échange nord américain (ALENA), le ministre canadien des Finances a fait montre d'optimisme à la suite de sa rencontre avec son homologue américain, de passage à Ottawa pour discuter d'une série de dossiers transfrontaliers.

« Cette journée nous a permis de développer et d'améliorer notre relation qui est déjà très réussie, et nous allons poursuivre notre objectif d'entretenir cette relation extraordinaire », a déclaré Bill Morneau vendredi, à la suite de sa rencontre avec le secrétaire au Trésor américain.

À ses côtés, Steven Mnuchin s'est également montré très satisfait, affirmant qu'il « ne pourrait être plus heureux » des discussions.

Ces dernières ont porté sur une variété de dossiers, dont les échanges commerciaux, les taxes, les infrastructures, et la lutte contre le terrorisme.

En conférence de presse après la rencontre, c'est toutefois la réforme fiscale proposée par l'administration Trump en avril dernier qui a retenu l'attention.

Rien n'est plus haut sur ma liste de priorités que de faire adopter la réforme de l'impôt cette année.

Steven Mnuchin a insisté à plusieurs reprises sur l'importance de cette réforme, la qualifiant de « cruciale pour la croissance économique, pas seulement pour notre pays, mais également pour le reste du monde ».

Interrogé sur la question, Bill Morneau ne semblait pas inquiet des impacts que pourrait avoir cette réforme sur l'économie canadienne.

« La rencontre d'aujourd'hui a été très constructive pour comprendre le moment de la réforme, et les objectifs du gouvernement américain », a précisé le ministre, avant d'ajouter qu'il allait « surveiller de près » les changements apportés au système d'impôt américain, afin de s'assurer que le système canadien soit tout aussi « approprié ».

L'ALENA n'inquiète pas... pour l'instant

À l'approche de la renégociation de l'ALENA, les journalistes avaient de nombreuses questions quant aux modifications à prévoir, et aux tensions qui pourraient résulter des négociations.

Le président américain Donald Trump s'est exprimé à plusieurs reprises sur la question. Il a entre autres déclaré que l'accord était injuste pour les États-Unis et qu'il y avait des « problèmes » avec le Canada, notamment en ce qui concerne l'industrie laitière, le bois d'oeuvre et l'énergie.

Bill Morneau et Steven Mnuchin sont restés avares sur le sujet, précisant que les discussions étaient encore « préliminaires ». Ils se sont toutefois dits confiants d'arriver à une entente qui soit favorable aux intérêts des deux pays.

Peu importe ce que nous allons faire, notre objectif est de s'assurer que ce soit positif pour l'économie américaine et l'économie canadienne.

« L'ALENA est un vieil accord, et je crois que lorsqu'on a un accord qui est aussi vieux, il est sensé de le rouvrir et de regarder ses différentes dispositions. Et pour ce qui à trait au Canada, nous avons une relation très importante qui fonctionne dans les deux sens », a ajouté Steven Mnuchin.

Faisant écho aux propos de son collègue, Bill Morneau a affirmé que « dans tout accord d'échange qui existe depuis aussi longtemps, il y a toujours des opportunités de l'améliorer ».

Les « super pouvoirs » de Steven Mnuchin

Le secrétaire au Trésor américain a également été interrogé sur la dette de son pays, estimée à 20 000 milliards de dollars.

Steven Mnuchin a dit espérer que le Congrès américain élève le plafond de la dette le plus tôt possible, assurant cependant que « tout irait bien » si ce dernier n'y parvenait pas d'ici le congé du mois d'août.

« Le plus tôt cela est fait, le moins il y aura d'incertitude sur le marché, et il est important d'envoyer un message clair au marché que cela ne sera pas un problème. Mais nous avons des plans, et même des plans de rechange pour financer le gouvernement », a expliqué le secrétaire au Trésor.

En quoi consistent exactement ces plans de rechange? « Disons que ce sont des super pouvoirs du secrétaire au Trésor, je n'en dirais pas plus », a blagué Steven Mnuchin.

Plus tôt dans la journée, le secrétaire au Trésor a rencontré plusieurs chefs d'entreprise canadiens, dans le cadre d'une table ronde organisée par le Conseil canadien des affaires.

Il s'agissait de sa première visite officielle dans la capitale nationale, et de sa cinquième rencontre avec le ministre canadien des Finances depuis qu'il a été assermenté, il y a quelques mois.

C'est la première fois en une décennie qu'un secrétaire américain au Trésor visite Ottawa.

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