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08/06/2017 08:07 EDT | Actualisé 08/06/2017 23:24 EDT

Vin, crêpes et croissants: les abondantes tentations de Roland-Garros

PARIS — En tant qu'athlète professionnelle qui surveille ce qu'elle mange, Bethanie Mattek-Sands sait très bien qu'il est impossible d'éviter les douces effluves d'un stand de gaufres choco-noisette, aux abords du Stade Roland-Garros.

«Nous passions devant tous les jours, raconte l'Américaine de 32 ans, en référence à sa marche vers le titre du double en 2015, avec Lucie Safarova. L'odeur se rendait même jusqu'aux terrains. Après notre victoire en finale, je n'avais pas d'autre destination en tête.»

On s'en doute bien, les tentations gastronomiques abondent en sol parisien: vin, crêpes, croissants, baguettes, pâtés, chocolat, macarons et bien plus.

«Il y a énormément de calories dans le fromage français et dans le foie gras, entre autres», dit Sergiy Stakhovsky, l'Ukrainien de 31 ans qui a surpris Roger Federer au deuxième tour à Wimbledon, en 2013.

Certains joueurs disent résister. D'autres cèdent - parfois après leur dernier match, parfois avant.

«Je suis devenue meilleure pour aller vers la modération, a dit Madison Brengle, une Américaine de 27 ans. Mais en même temps, j'aime tellement la bonne bouffe. Je vais souvent préférer me gâter, quitte à m'entraîner un peu plus fort.»

Des qualifications au quatrième tour, Petra Martic, une Croate classée 290e, a célébré chaque gain avec un verre de vin français. Une fois vaincue, un reporter lui a demandé si elle allait changer sa routine.

«J'ai quand même connu un très bon tournoi, a t-elle dit. Il y a toujours une bonne excuse pour du vin rouge.»

Stakhovsky aime tellement les fruits des vendanges qu'il joue dans un club de tennis de Bordeaux commandité par Château Pavie et Mouton Rothschild. Il y commande de 40 à 60 bouteilles.

John Isner, 21e tête de série, a un faible pour le restaurant L'Avenue où il commande deux steaks, une seule portion étant trop petite à son goût. L'Américain de six pieds 10 et 238 livres est habitués aux formats américains.

«Je suis du type Texas Roadhouse, 36 onces, mentionne Isner. On mange très bien en Europe, particulièrement à Paris, mais je m'ennuie de la bouffe qu'on trouve aux États-Unis. Rien ne bat un bon Applebee's ou Carrabba's Italian Grill. Je m'ennuie de ça un peu.»