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08/06/2017 09:52 EDT | Actualisé 08/06/2017 10:00 EDT

Syrie: un drone probablement pro-régime a attaqué des forces de la coalition

Les forces américaines ont abattu un drone, probablement pro-régime de Damas, qui avait tiré sur des forces de la coalition anti-jihadiste près d'Al-Tanaf en Syrie, a indiqué jeudi un porte-parole militaire de l'alliance menée par les Etats-Unis.

Le drone abattu a largué une munition sur les forces de la coalition, qui n'a pas causé de dégâts, a affirmé le colonel Ryan Dillon dans une vidéo-conférence depuis Bagdad.

Il a ensuite été abattu par un appareil américain.

"La coalition ne cherche pas à combattre le régime syrien ou les forces pro-régime mais nous restons prêts à nous défendre contre toute menace", a déclaré le colonel Dillon.

Le porte-parole n'a pas précisé qui était soupçonné d'être l'opérateur du drone, de la catégorie d'un MQ-1 Predator américain (moyenne altitude, longue endurance).

Un peu avant d'abattre le drone, les forces américaines avaient également tiré sur deux pick-up armés de forces pro-régime dans la même zone, "jugés menaçants" pour les forces de la coalition basées à Al-Tanaf, a indiqué le colonel Dillon.

Il s'agit du troisième incident entre forces pro-régime et la coalition près d'Al-Tanaf depuis la mi-mai.

La coalition a déjà bombardé à deux reprise, le 18 mai et le 6 juin, des petits éléments de ces forces jugés trop proches de la ville où la coalition est présente "depuis plus d'un an", selon le Pentagone.

Située à la frontière irakienne, proche également de la frontière jordanienne, Al-Tanaf abrite un camp utilisé par des forces spéciales américaines et britanniques pour entrainer des forces syriennes locales, destinées à se battre contre le groupe Etat islamique.

La coalition a établi dans un rayon de 55 kilomètres autour de la ville une zone de sécurité, dite "zone de déconfliction", où toute intrusion est considérée comme menaçante.

Le Pentagone estime que les forces pro-régimes présentes près d'Al-Tanaf sont des groupes soutenus par l'Iran. Mais il n'a pas précisé de quels groupes il s'agissait.

Les tensions à Al-Tanaf interviennent dans un contexte de rivalités grandissantes pour savoir qui va mener le combat contre le groupe EI dans l'est de la Syrie.

Le président syrien Bachar al-Assad essaie d'éviter que les Etats-Unis ne soient le pays qui dirige ce combat, et ses forces progressent désormais vers l'est, après avoir remporté une série de victoires sur les rebelles à l'ouest.

wat-lby/vog