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08/06/2017 09:33 EDT | Actualisé 08/06/2017 23:24 EDT

Même s'il est le favori, Murray détonne un peu dans le quatuor en demi-finales

PARIS — Rafael Nadal est arrivé à Paris en ayant gagné 17 matches sur 18 sur terre battue, cette saison. Voilà un bel élan pour celui qui a soulevé neuf fois le trophée de Roland-Garros.

Son adversaire en demi-finale vendredi, Dominic Thiem, a prévalu dans le match qui a échappé à l'Espagnol, en plus d'atteindre deux finales sur terre battue.

Stan Wawrinka, titré en 2015, vient de s'imposer sur une telle surface à Genève. Vendredi, il va croiser le fer avec Andy Murray, son rival au même point de la compétition l'an dernier.

«Je suis le seul qui ne jouait pas du bon tennis à mon arrivée ici», a dit Murray, battu dès son premier match à l'Omnium italien, à la mi-mai.

Avant ça, l'Écossais a perdu au troisième tour à Monte Carlo et à Madrid. En incluant les surfaces dures, Murray a un dossier de 16-7, peu typique d'un favori.

Murray a atteint le sommet de l'ATP avec une année 2016 hors pair: des triomphes à Wimbledon et aux Jeux olympiques, ainsi que des revers en finale à Melbourne et à Paris.

Il joue mieux depuis deux semaines, faisant fi d'un rhume et retrouvant la forme, mais il traîne quand même de la patte comparé aux autres joueurs en demi-finale: il a cédé trois sets en cinq matches, tandis que Wawrinka, Nadal et Thiem n'ont pas concédé une seule manche.

«C'est évident qu'ils jouent tous extrêmement bien», a résumé Murray.

Voici un aperçu de ces demi-finales:

Le favori Andy Murray, du Royaume-Uni, face au Suisse Stan Wawrinka, troisième tête d'affiche

Chacun a trois titres majeurs à son palmarès. Murray a le dessus 10-7 dans leurs confrontations, incluant un gain en quatre sets lors des demi-finales à Paris en 2016.

«Il mettait constamment de la pression, alors c'était dur pour moi de trouver des solutions, s'est rappelé Wawrinka qui, à 32 ans, est le plus âgé à atteindre une demi-finale à Roland-Garros depuis Jimmy Connors, en 1985. Peut-être est-il un peu plus hésitant (vu de récents résultats). J'espère pouvoir en tirer profit.»

L'Espagnol Rafael Nadal, tête de série numéro quatre, contre l'Autrichien Dominic Thiem, tête de série numéro six

Nul n'a encore été couronné 10 fois à un même arrêt du Grand chelem - c'est l'objectif de Nadal, qui est aussi en quête d'une 15e victoire en finale de prestige - cela briserait l'impasse avec Pete Sampras au deuxième rang, derrière les 18 de Roger Federer.

Après une année 2016 éprouvante, Nadal est de nouveau en possession de ses moyens, surtout sur terre battue.

«Il a récupéré mentalement et physiquement, a dit son oncle Toni, l'un de ses entraîneurs en compagnie de Carlos Moya, champion de 1998 à Paris. Il joue du bien meilleur tennis.»

Nadal a perdu seulement 22 jeux en cinq matches, grâce notamment à ce coup droit si brossé.

«C'est l'un des coups les plus redoutables de l'histoire du tennis, a dit Thiem. C'est inévitable que je vais concéder des coups gagnants.»

Thiem, également demi-finaliste à Roland-Garros l'an dernier, vient d'écarter le champion en titre Novak Djokovic en quarts de finale, en trois sets.

Nadal a remporté quatre de leurs six matches mais Thiem a gagné le plus récent à Rome, le mois dernier.

«C'est une vedette montante, un jeune joueur très affamé, a confié Djokovic au sujet de Thiem, 23 ans. Il veut ardemment mettre la main sur un trophée du Grand chelem. Il a de très bonnes chances.»