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08/06/2017 03:00 EDT | Actualisé 08/06/2017 03:20 EDT

La prise de Raqa "prendra du temps" (état-major français)

La prise de la ville de Raqa, la "capitale" de facto du groupe État islamique (EI) en Syrie, contre laquelle l'assaut final a été lancé, devrait "prendre du temps", a estimé jeudi à Paris le porte-parole de l'état-major des armées.

"Les combats seront sans doute longs et difficiles, même si depuis hier (mercredi) il y a eu de premières avancées importantes sur les fronts nord, ouest et sud-ouest de la ville", a déclaré le colonel Patrick Steiger au cours du point de presse hebdomadaire au ministère de la Défense.

Il s'agit "d'une sorte d'opération en tenailles qui se passe le long de l'Euphrate, en direction de la ville", a-t-il ajouté. "Daech (acronyme en arabe de l'EI) se replie, mais Daech a piégé massivement le terrain donc on peut s'attendre à ce que ceci prenne du temps".

La coalition internationale anti-EI "soutient évidemment les forces qui sont engagées", a poursuivi l'officier. "Il y a une boucle aérienne permanente, prête à dispenser des appuis au sol, en lien avec l'offensive, pour appuyer les FDS (Forces démocratiques syriennes)".

Dans ce cadre, les chasseurs-bombardiers français ont mené contre les positions de l'EI un raid aérien le 3 juin, deux le 5 et deux le 6 juin, a précisé le porte-parole.

Les FDS, une force arabo-kurde syrienne soutenue par l'alliance dirigée par les États-Unis, ont pénétré mardi, sept mois après le début d'une offensive d'envergure qui leur a permis de s'emparer de vastes régions autour de Raqa, dans le quartier de Mechleb, à la périphérie de la ville.

Jeudi, de violents combats les opposaient aux jihadistes retranchés dans la ville, a constaté sur place un correspondant de l'AFP.

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