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08/06/2017 03:05 EDT | Actualisé 08/06/2017 03:20 EDT

GP de Catalogne - MotoGP: Maverick Vinales, l'âge de raison

Toujours aussi rapide et déterminé mais de moins en moins chien fou, l'Espagnol Maverick Vinales vise au Grand Prix de Catalogne ce week-end une 4e victoire en sept courses cette saison, pour conforter sa place de leader du Championnat du monde catégorie MotoGP.

"Montmeló est un circuit à part pour moi car c'est mon Grand Prix à domicile, explique le natif de Figueres, dans le Nord de la Catalogne. Nous allons essayer de prendre autant de points que possible et de monter sur le podium, mais pour ça il faudra être intelligent."

Vinales, 22 ans, ne cache pas son ambition de devenir au plus vite champion du monde dans la catégorie reine. Pour cela, il sait devoir dompter sa nature fougueuse, car c'est la régularité qui fait les titres, plus que la prise de risque.

"Je suis un pilote impulsif, toujours en train de pousser", confiait-il en marge du précédent GP, en Italie. "L'un des meilleurs conseils qu'on m'a donné, quand je suis arrivé chez Yamaha, c'est: +tu as la vitesse, pas la peine de le montrer à chaque fois+."

- 'Stable' -

Après deux saisons en MotoGP au guidon d'une Suzuki, Vinales a immédiatement trouvé chez +Yam+ les moyens de ses ambitions. Le Catalan a survolé les essais hivernaux puis remporté les deux premières courses de 2017, pour accéder au rang de favori, aux côtés de son compatriote Marc Marquez, de deux ans son aîné et dans l'ombre duquel il a longtemps évolué.

A nouvelle moto, nouvelle philosophie. "C'est un moment dans sa vie où il essaye d'être stable à tous les niveaux, ce qui n'a pas toujours été le cas", analyse un journaliste catalan.

Né dans une famille de pêcheurs avec laquelle il entretient aujourd'hui des rapports distants, Vinales découvre la moto à l'âge de trois ans. En 2011, à tout juste seize ans, le Catalan intègre le Championnat du monde de vitesse moto en catégorie 125cc, pour terminer 3e et meilleur +rookie+, avec quatre victoires et neuf podiums.

La série se poursuit l'année suivante avec cinq victoires et deux 2e places, mais ça n'est pas suffisant pour prétendre au titre mondial. Frustré, l'impulsif Vinales lâche à trois courses de la fin de saison son écurie, Blusens Avintia, qui, dit-il, refuse de lui accorder un bon de sortie.

"Je pense simplement que c'est un +team+ de deuxième division et, l'an prochain, je dois essayer de me battre pour le titre, explique le Catalan. Je ne pense pas pouvoir le faire avec ce +team+ et j'ai donc pris cette décision", sur laquelle il revient quelques jours plus tard, avec des excuses.

- Pressé -

2013 est l'année du titre en Moto3, au bout d'une course haletante avec ses compatriotes Alex Rins et Luis Salom dont l'issue se décide dans le dernier virage du dernier GP. 2014 le voit promu en Moto2, où il se fait de nouveau remarquer comme +rookie+ de l'année, avec quatre victoires et une 3e place finale.

L'opportunité se présente alors de sauter l'étape champion du monde en Moto2 pour passer directement dans la catégorie reine avec Suzuki. Pressé, sur la piste comme en dehors, Vinales la saisit.

Ni victoire ni podium pour sa saison inaugurale parmi l'élite, mais encore la distinction de +rookie+ de l'année (12e). L'Espagnol, qui signe son premier succès à Silverstone en 2016, attire l'oeil de Yamaha, notamment.

L'ambitieux quitte Suzuki, à l'amiable cette fois, pour partager en 2017 le garage de son idole, l'Italien Valentino Rossi. Six courses plus tard, Vinales, "sur un bon rythme, fort et confiant", peut croire en ses chances, avec une avance de 26 points sur son premier poursuivant, l'Italien Andrea Dovizioso (Ducati).

pel/ps

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