NOUVELLES
08/06/2017 03:33 EDT | Actualisé 08/06/2017 03:40 EDT

Coup d'Etat au Monténégro: les chefs de l'opposition seront jugés

La justice du Monténégro a renvoyé jeudi en procès les chefs de l'opposition prorusse, accusés d'avoir trempé dans un projet de coup d'Etat qui aurait eu pour objet de s'opposer à l'adhésion à l'Otan.

Ils risquent jusqu'à quinze ans de prison pour avoir "créé une organisation criminelle".

Patrons du Front démocratique (DF), qui avait organisé des manifestations anti-OTAN émaillées de violences en 2015, Andrija Mandic et Milan Knezevic dénoncent "un procès politique monté de toutes pièces" par le pouvoir pro-occidental.

Quelques heures avant les élections législatives d'octobre 2016, la police monténégrine avait réalisé un coup de filet, arrêtant une vingtaine de personnes, pour la plupart serbes.

A en croire le parquet monténégrin, ils entendaient entrer de force au Parlement au soir du scrutin, y proclamer leur victoire, voire assassiner le Premier ministre de l'époque Milo Djukanovic.

La justice a mis en cause des "organes d'Etat russes" dans la préparation de ce complot, une accusation vertement réfutée par Moscou.

Milo Djukanovic et son successeur Dusko Markovic ont choisi d'arrimer à l'Occident leur pays, malgré la vive opposition d'une partie des 620.000 habitants majoritairement slaves et orthodoxes.

Le Monténégro vient d'officiellement devenir le 29ème membre de l'Alliance et est candidat à l'Union européenne.

Outre Andrija Mandic et Milan Knezevic, doivent être jugés un autre Monténégrin, neuf Serbes (dont un ancien général de gendarmerie) ainsi que deux Russes. Présentés comme les cerveaux du complot, ceux-ci sont toutefois en fuite.

Neuf autres personnes ont déjà été condamnées à quelques mois de prison après avoir plaidé coupables, accepté de témoigner et négocié leur peine.

str-ljv/ng/ia